Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Saskatchewan [Proposition] 2009

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans d’action

TABLE DES MATIÈRES

LISTE DES ANNEXES

LISTE DES TABLEAUX


Pluvier siffleur

Pluvier siffleur

La série de Plans d’action de la (Loi sur les espèces en péril)

Qu’est–ce que la Loi sur les espèces en péril (LEP)?

La LEP est la loi fédérale qui constitue l’une des pierres d’assise de l’effort national commun de protection et de conservation des espèces en péril au Canada. Elle est en vigueur depuis 2003 et vise, entre autres, à permettre le rétablissement des espèces sauvages qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées.

Qu’est–ce que le rétablissement?

Dans le contexte de la conservation des espèces en péril, le rétablissement est le processus par lequel le déclin d’une espèce en voie de disparition, menacée ou disparue du pays est arrêté ou inversé et par lequel les menaces à sa survie sont éliminées ou réduites de façon à augmenter la probabilité de persistance de l’espèce à l’état sauvage. Une espèce sera considérée comme rétablie lorsque sa persistance à long terme à l’état sauvage aura été assurée.

Qu’est–ce qu’un plan d’action?

Selon la LEP, un plan d’action présente la planification détaillée du rétablissement élaborée dans le but d’appuyer l’orientation stratégique établie dans le programme de rétablissement de l’espèce. Le plan décrit ce qui doit être fait afin d’atteindre les buts et les objectifs du rétablissement établis dans le programme de rétablissement, y compris les mesures à prendre pour aborder les menaces et effectuer le suivi du rétablissement de l’espèce, ainsi que les mesures visant à protéger l’habitat essentiel de l’espèce. Les impacts socioéconomiques de la mise en œuvre du plan sont aussi évalués. Des plans d’action supplémentaires particuliers à un projet et portant sur d’autres aspects de la mise en œuvre du rétablissement peuvent aussi être élaborés pour une espèce.

L’approche visant l’élaboration d’un programme de rétablissement, suivi d’un ou de plusieurs plans d’action, a été entérinée par toutes les provinces et tous les territoires ainsi que par le gouvernement fédéral. Les plans d’action sont l’occasion de réunir de nombreuses parties intéressées afin qu’elles travaillent ensemble à trouver des solutions créatives aux défis posés par le rétablissement. Les articles 47 à 55 de la LEP décrivent le contenu d’un plan d’action publié dans la présente série ainsi que le processus requis pour l’élaborer.

Et ensuite?

Les recommandations contenues dans le plan d’action prévoient la participation des compétences, des collectivités, des utilisateurs des terres et des autres parties intéressées à la mise en œuvre des activités de conservation qui mèneront au rétablissement de l’espèce. Le manque de certitude scientifique ne doit pas être prétexte à retarder la prise de mesures efficientes visant à prévenir la disparition ou le déclin d’une espèce.

La série de Plans d’action

Cette série présente les plans d’action élaborés ou adoptés par le gouvernement fédéral dans le cadre de la LEP. De nouveaux documents s’ajouteront régulièrement à mesure que de nouvelles espèces seront inscrites à la Liste des espèces en péril et que les plans d’action existants seront mis à jour.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur la Loi sur les espèces en péril et les initiatives de conservation, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Plan d’action pour le Pluvier siffleur Charadrius melodus circumcinctus en Saskatchewan [Proposition] 2009

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2009. Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Saskatchewan [Proposition], Série de Plans d’action de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, vii + 28 p. + annexes.

Exemplaires supplémentaires :

Il est possible de télécharger des exemplaires de la présente publication à partir du Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : Judie Shore ©

Also available in English under the title: “Action Plan for the Piping Plover (Charadrius melodus circumcinctus) in Saskatchewan [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2009. Tous droits réservés.
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No de catalogue  

Le contenu (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

DÉCLARATION

Le présent plan d’action pour le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus a été préparé en collaboration avec les compétences responsables de l’espèce, tel qu’il est décrit dans la préface. Environnement Canada a revu le document et l’accepte comme un plan d’action pour le Pluvier siffleur, de la sous–espèce circumcinctus tel que l’exige la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le présent plan peut faire partie d’un ensemble de plans d’action détaillant les mesures de rétablissement particulières à prendre pour appuyer la conservation de l’espèce.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada ou toute autre compétence. Dans l’esprit de l’Accord pour la protection des espèces en péril, le ministre de l’Environnement invite toutes les Canadiennes et tous les Canadiens à se joindre à Environnement Canada pour appuyer le plan et le mettre en œuvre, pour le bien du Pluvier siffleur et de l’ensemble de la société canadienne. Environnement Canada s’appliquera à appuyer la mise en œuvre du présent plan, compte tenu des ressources disponibles et des diverses priorités à l’égard de la conservation des espèces en péril. Le ministre rendra compte des progrès réalisés, ainsi que des impacts écologiques et socioéconomiques du plan, d’ici cinq ans, tel que l’exige la LEP.

COMPÉTENCES RESPONSABLES

Environnement Canada
Gouvernement de la Saskatchewan

AUTEURS

J. Paul Goossen – Service canadien de la faune, Environnement Canada
Sharilyn M. Westworth – Service canadien de la faune, Environnement Canada

REMERCIEMENTS

Nous aimerions remercier les personnes qui nous ont fourni les données, grâce auxquelles nous avons pu déterminer l’habitat essentiel, à savoir : Ursula Banasch (Environnement Canada, Service canadien de la faune), Lance Engley (Alberta Conservation Association), Cheri  Gratto– Trevor (Environnement Canada, Direction générale des sciences et de la technologie), Debbie  Nielsen (SaskPower), Margaret Skeel (Nature Saskatchewan) et Corie White (Saskatchewan Watershed Authority). Nous remercions également Gillian Turney (Environnement Canada, Service canadien de la faune) pour son aide lors de l’analyse des quarts de section d’habitat essentiel. Le présent plan d’action a bénéficié des commentaires de Frances Bennett, Bill Bristol, Robert Décarie, Dave Duncan, Sue McAdam, Dean Nernberg, Debbie Nielsen, Jeanette Pepper, Marie–José Ribeyron, Carolyn Seburn, Margaret Skeel, Tanys Uhmann et Corie White.

ÉNONCÉ D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE STRATÉGIQUE

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée dans le cadre de tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à la Directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des plans peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan lui–même, mais également résumés ci–dessous.

Le présent plan d’action favorisera clairement l’environnement en encourageant le rétablissement du Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus. La possibilité que le plan produise par inadvertance des effets négatifs sur d’autres espèces a été envisagée. L’EES a permis de conclure que le présent plan sera clairement favorable à l’environnement et n’entraînera pas d’effets négatifs significatifs. Le lecteur devrait consulter plus particulièrement les sections pertinentes du présent document (Habitat essentiel, Protection de l’habitat essentiel, Activités et mesures de rendement, Effets sur les espèces non ciblées, Évaluation socioéconomique) et du programme de rétablissement (Importance pour l’humain, Menaces, Caractère réalisable du rétablissement, Approches recommandées pour l’atteinte des objectifs du rétablissement, Effets sur les espèces non ciblées).

PRÉFACE

Le Pluvier siffleur est un oiseau migrateur visé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et sa gestion relève de la compétence du gouvernement fédéral. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP, article 47), le ministre compétent est tenu d’élaborer des plans d’action, fondés sur le programme de rétablissement qui s’y rattache, pour les espèces inscrites comme disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. Le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus a été désigné en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2001 (COSEPAC, sous presse) et a été officiellement inscrit sur la liste de la LEP en juin 2003. En Saskatchewan, le Pluvier siffleur est inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu des règlements The Wild Species at Risk Regulations relatifs à The Wildlife Act (part  V). En vertu de cette désignation, il est interdit de perturber, de collectionner , de récolter , de capturer, de tuer et d’exporter le Pluvier siffleur, et de perturber et de détruire son nid. Bien que les organismes provinciaux soient représentés au sein de l’é quipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies, il n’y a actuellement aucune équipe de rétablissement ni aucun groupe de mise en œuvre du Pluvier siffleur spécifique à la province de la Saskatchewan. La Région des Prairies et du Nord du Service canadien de la faune, Environnement Canada, a dirigé l’élaboration du présent plan d’action. Le plan d’action proposé satisfait aux exigences de la LEP en termes de contenu et de processus (article 49). Il a été élaboré en collaboration ou en consultation avec Agriculture et Agroalimentaire Canada, le ministère de l’Environnement de la Saskatchewan, SaskPower et la Saskatchewan Watershed Authority. Environnement Canada reconnaît l’apport de la version provisoire du plan de conservation du Pluvier siffleur (Piping Plover Conservation Plan) préparé par SaskPower et la Saskatchewan Watershed Authority pour le lac Diefenbaker au rétablissement du Pluvier siffleur en Saskatchewan. Il s’agit d’un des quatre plans d’action à exposer les mesures à prendre pour la mise en œuvre du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada (Environnement Canada, 2006). Les parties potentiellement susceptibles d’être touchées par le présent plan d’action ont été consultées avant que ce dernier ne soit affiché dans le Registre public des espèces en péril. Ces parties sont notamment Conservation de la nature Canada, le ministère de l’Environnement de la Saskatchewan, SaskMinerals, SaskPower et la Saskatchewan Watershed Authority. De plus, les propriétaires fonciers et les locataires dans les régions où des réunions étaient organisées ont reçu une lettre les informant du plan d’action, qui identifie les quarts de section d’habitat essentiel pouvant avoir une incidence sur leurs activités, et une invitation à assister à une réunion d’information tenue à l’un des endroits suivants : Chaplin, Riverhurst, Bengough et Assiniboia. Les propriétaires fonciers et les locataires dans les régions où aucune réunion n’était prévue ont reçu une version modifiée de la lettre dans laquelle ils étaient invités à communiquer avec le Service canadien de la faune afin qu’une communication téléphonique soit établie pour discuter de questions ou de préoccupations et, au besoin, d’organiser une rencontre.

SOMMAIRE

Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) est inscrit comme étant une espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral et de la Wildlife Act du gouvernement provincial en Saskatchewan. Il est présent en Saskatchewan de mai jusqu’au début d’août et se reproduit sur les rives sablo–graveleuses des plans d’eau douce et alcaline, et sur les barres de sable des rivières. La Saskatchewan abrite de 27 % à 41 % de la population de Pluviers siffleurs des Grandes Plaines du Nord et de 80 % à 84 % de la population des Prairies canadiennes. De 1991 à 2006, la population de Pluviers siffleurs de la Saskatchewan comptait de 805 à 1 420 adultes. Les niveaux d’eau ont une incidence sur la disponibilité de l’habitat du Pluvier siffleur. L’espèce était historiquement présente dans 172 sites en Saskatchewan; cependant, elle n’a été aperçue, en 2006, que dans 66 terres humides et le long de la rivière Saskatchewan Sud, y compris le lac Diefenbaker.

Le présent plan d’action fait suite au Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada (Environnement Canada, 2006) préalablement publié. Le but à long terme du rétablissement fixé dans le programme de rétablissement concernant la population canadienne de cette sous–espèce est d’établir une population viable, autosuffisante et largement disséminée dans l’aire de répartition actuelle des Prairies, ainsi que de réétablir le Pluvier siffleur dans son aire de répartition historique du sud de l’Ontario. Quant au Pluvier siffleur de la Saskatchewan, l’objectif de population est d’atteindre un effectif d’au moins 1 200 adultes dans le cadre de trois recensements internationaux consécutifs.

Le présent plan d’action vise la portion de la population des Prairies canadiennes de Pluviers siffleurs de la sous–espèce circumcinctus présente en Saskatchewan. Six des objectifs de rétablissement fixés dans le programme de rétablissement visent cette population de Pluviers siffleurs.

En Saskatchewan, les menaces qui pèsent sur le rétablissement du Pluvier siffleur comprennent la prédation des œufs et des oisillons, la baisse de la productivité et la perte d ’habitat attribuables à la gestion de l’eau et aux précipitations, ainsi que l es changements de la qualité de l’habitat en  raison des sécheresses, des activités récréatives et du piétinement du bétail .

La désignation de l’habitat essentiel incluse dans le présent plan d’action corrige et remplace l’ancienne désignation de l’habitat essentiel publiée dans l’Addenda à la version finale du P rogramme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel (Environnement Canada, 2007). L’habitat essentiel désigné dans le présent plan d’action pour le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus en Saskatchewan se trouve dans 156 quarts de section répartis dans 31 bassins.

Les activités de rétablissement sont énumérées sous quatre approches générales : une administration efficace du plan, un suivi des populations et de l’habitat, une gestion et protection de l’habitat, et une communication efficace. Un calendrier de mise en œuvre dresse la liste des activités de rétablissement prises sous chaque approche générale, établit la priorité des activités, identifie  les organismes responsables et fixe des échéances.

Les mesures de conservation et de gestion proposées dans le présent plan d’action n’engendreront que de faibles incidences socioéconomiques et limitations sur l’utilisation des terres.

1. SYNOPSIS DU PROGRAMME DE RÉTABLISSEMENT ET MISE À JOUR

1.1 Programmes de rétablissement associés

Environnement Canada. 2006. Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, vii + 32 p.

Environnement Canada. 2007. Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, 12 p.

1.2 Évaluation de l’espèce par le COSEPAC

Date de l’évaluation : Mai 2001

Nom commun (population) : Pluvier siffleur, sous–espèce circumcinctus

Nom scientifique : Charadrius melodus circumcinctus

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation :
Le nombre d’individus de cette sous–espèce qui se reproduisent au Canada est petit et la population est en déclin. Le succès de reproduction est faible, surtout pendant les années de sécheresse. Les nids se perdent régulièrement en raison d’inondations. La qualité de l’habitat de reproduction baisse dans de nombreux endroits.

Présence au Canada : Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario

Historique du statut selon le COSEPAC :
L’espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « menacée » en avril 1978. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1985. En mai 2001, l’espèce a été réexaminée et divisée en deux groupes selon les sous-espèces. La sous–espèce circumcinctus a été désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

1.3 Description de l’espèce

Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus) est un petit oiseau de rivage migrateur au   dos et à la tête de la couleur du sable sec, à la partie inférieure blanche et aux pattes orange . En plumage nuptial, son bec court est orange et se termine par une pointe noire, une bande noire relie ses deux yeux, et sa poitrine se pare d’un collier noir (Haig, 1992). Le Pluvier siffleur est reconnaissable à son sifflement aigu et à sa propension à se reproduire sur des plages de sable ou de gravier à découvert (Goossen et al., 2002).

1.4 Populations et répartition

Le Pluvier siffleur se divise en deux sous–espèces : le C. m. melodus melodus de l’Atlantique et le C. m. circumcinctus de l’intérieur des terres (American Ornithologists’ Union, 1957). La sous–espèce circumcinctus comprend deux populations : celle des Prairies canadiennes et celle des Grands Lacs. Au Canada, le C. m. circumcinctus est présent en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario. La population des Praires fait partie de la population continentale des Grandes Plaines du Nord. Le recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs réalisé en 2001 estimait que les populations des Grands Lacs ainsi que des Grandes Plaines du Nord et des Prairies comptaient 3 025 adultes. De ce nombre, 973 adultes (32 %) se trouvaient au Canada, et l es couples nicheurs enregistrés ne se trouvaient que dans la population des Prairies; aucun couple nicheur n’a été enregistré dans la population des Grands Lacs (Haig et al., 2005)

Population de la Saskatchewan et répartition

La Saskatchewan abrite de 27 % à 41 % de la population de Pluviers siffleurs des Grandes Plaines du Nord et de 80 % à 84 % de la population des Prairies canadiennes. De 1991 à 2006, la population de Pluviers siffleurs de la Saskatchewan comptait de 805 à 1 420 adultes. Presque tous les Pluviers siffleurs de la Saskatchewan sont répartis sur des terres humides situées au sud du 53e parallèle. Vers le nord, la reproduction a été documentée jusqu’au lac Athabasca (Adam, 1984). Leur répartition se trouve principalement dans l’écozone des Prairies et, dans une moindre mesure, dans l’écozone des plaines boréales. Historiquement, l’espèce était présente dans 172 sites en Saskatchewan, notamment dans 5 réservoirs et dans 5 segments de rivière. De récents relevés menés en 2006 ont révélé la présence du Pluvier siffleur dans 66 terres humides et le long de la rivière Saskatchewan Sud, y compris le lac Diefenbaker. En 2006, environ 60 % de la population du Pluvier siffleur de la Saskatchewan occupait le coteau Missouri (Hjertaas, 2006), un relief naturel qui, en Saskatchewan, s’étend de la rivière Saskatchewan Sud à la frontière des États–Unis.  

1.5 Menaces

La population du Pluvier siffleur est petite et vastement répartie et doit faire face à des menaces continues. Les principales menaces qui pèsent sur son rétablissement au Canada sont la prédation, la perte d ’habitat et les perturbations anthropiques. En Saskatchewan, les menaces incluent la prédation des œufs et des oisillons, la baisse de la productivité et la perte d ’habitat attribuables à la gestion de l’eau et aux précipitations, et l’habitat en raison des sécheresses, des activités récréatives et du pâturage et du piétinement du bétail sur les plages.

1.6 But et objectifs pour le Pluvier siffleur de la sous–espèce (circumcinctus)

1.6.1 But

 Le but à long terme du rétablissement du C. m. circumcinctus est d’établir une population viable1, autosuffisante et largement disséminée dans l’aire de répartition actuelle des Prairies, ainsi que de réétablir le Pluvier siffleur dans son aire de répartition historique du sud de l’Ontario.

1 Une population viable se caractérise par des probabilités de disparition de moins de 5% d’ici les 100 prochaines années (U.S. Fish and Wildlife Service , 1996).

1.6.2 Objectifs en matière de population et de répartition

Population des Prairies canadiennes
Le but du rétablissement de la population des Prairies canadiennes est d’atteindre un effectif de 1 626 Pluviers siffleurs adultes, chiffre fondé sur des estimations et/ou des dénombrements provinciaux historiques . L’objectif de population sera considéré comme atteint si l’effectif visé est confirmé au cours de trois recensements internationaux consécutifs (c. –à–d. sur une période de 11 ans). Les cibles de population minimums (nombre d’adultes) par province sont les suivantes : Alberta, 300; Saskatchewan, 1 200; Manitoba, 120 ; Ontario (lac des Bois), 6.

Population des Grands Lacs du Canada
Le réétablissement du Pluvier siffleur dans la région canadienne des Grands Lacs dépendra du succès de la population américaine des Grands Lacs. Il est trop tôt pour établir un objectif de population pour le rétablissement de cette population, puisque, de 1977 à 2007, aucune reproduction n’a eu lieu dans la région canadienne des Grands Lacs (Lambert, 1987). À l’été 2007, sur une plage de la bande riveraine du lac Huron, un couple s’est reproduit avec succès, et trois oisillons ont pris leur premier envol (Elder, 2008) et, en 2008, des Pluviers siffleurs ont réussi à se reproduire dans le sud de l’Ontario (Heyens, 2008). L ’objectif actuel est d’assurer la protection de l’habitat grâce à une intendance active et le suivi de l’habitat de reproduction historique ainsi que de tout individu ou couple reproducteur qui pourrait s’y trouver.

1.6.3 Objectifs du programme de rétablissement( 2006 – 2010)

  1. Mettre à jour le statut de la population des Prairies (nombre et répartition).
  2. Accroître les connaissances sur la dynamique des populations et les prédateurs.
  3. Atteindre et maintenir un taux d’envol du nid d’au moins 1,25 oisillon par couple par année pour les sites gérés.
  4. Désigner l’habitat essentiel et protéger l’habitat essentiel dans la mesure du possible par des mesures de conservation conjointes.
  5. Appuyer les pratiques, les politiques et les lois de conservation pertinentes.
  6. Assurer une protection efficace de l’habitat d’hivernage par des initiatives internationales.
  7. Préparer le réétablissement potentiel de la population canadienne des Grands Lacs.

Le plan d’action pour la Saskatchewan ne vise que les Pluviers siffleurs de cette province et par conséquent ne traite pas des objectifs précités et tirés du programme de rétablissement et qui visent l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce au Canada ( consulter la section « Portée du plan d’action » pour de plus amples renseignements).

1.7 Habitat essentiel abordé dans le Programme de rétablissement

Dans l’Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel (Environnement Canada, 2007), l’ habitat essentiel a été désigné dans 22  quarts de section de 7 bassins en Saskatchewan. Le programme de rétablissement (Environnement Canada, 2006) et son addenda (Environnement Canada, 2007) présentent de plus amples renseignements sur la méthodologie utilisée de même que sur la désignation et la description de l’habitat essentiel.

Dans l’addenda au programme de rétablissement, les 22 quarts de section identifiés comme comportant de l’ habitat essentiel en Saskatchewan sont tous la propriété du gouvernement fédéral ou relèvent de l a compétence fédérale. Cette désignation de l’habitat essentiel du Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus en Saskatchewan est modifiée par le présent plan d’action (voir la section 2.2.1).

2. ACTIVITÉS DE RÉTABLISSEMENT

2.1 Portée du plan d’action

Les activités de rétablissement présent ées dans le présent plan d’action sont fondées sur les stratégies et les approches recommandées dans le Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada (Environnement Canada, 2006). Le présent plan d’action ne vise que le Pluvier siffleur de la Saskatchewan et n’aborde donc que les objectifs du programme de rétablissement qui touchent la compétence de cette province. La portée géographique du présent plan vise les régions de la Saskatchewan où la présence du Pluvier siffleur est connue, mais les initiatives de gestion seront centrées dans la partie sud de la province, où se trouvent la majorité des Pluviers. La protection des aires d’hivernage sera assurée par des mesures internationales. Les six objectifs de rétablissement établis dans le programme de rétablissement qui visent la population des Prairies canadiennes sont ceux qui seront mis en œuvre dans le cadre du présent plan d’action.

2.2 Habitat essentiel

2.2.1 Désignation de l’habitat essentiel

L’habitat essentiel en Saskatchewan est entièrement désigné dans le présent plan d’action d ans la mesure du possible compte tenu des critères publiés dans l’Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel (Environnement Canada, 2007) et d’après l’information co urante en date de 2007 . La désignation des secteurs dans le présent document remplace celle des secteurs préalablement désignées comme habitat essentiel dans l’addenda au programme de rétablissement (voir Environnement Canada, 2007). Selon la Loi sur les espèces en péril, l’habitat essentiel est « L’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite [...] » [paragraphe 2(1)].

L’Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel (Environnement Canada, 2007) décrit les critères et les exigences minimales pour la désignation des sections de bassins qui sont susceptibles de contenir de l’ habitat essentiel. Pour qu’ un bassin soit considéré comme étant susceptible de contenir de l’ habitat essentiel en Saskatchewan, le nombre moyen de Pluviers adultes enregistrés dans le cadre de tous les relevés réalisés dans ce bassin au cours des 15 dernières années doit être supérieur ou égal à 4. Pour chaque bassin, les relevés retenus pour produire cette moyenne doivent comprendre au moins trois relevés réalisés durant la saison de reproduction et peuvent comprendre tout relevé qui s’ajoute à ceux menés dans le cadre du recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs. On estime également qu’un bassin est susceptible de contenir de l’ habitat essentiel si, au cours d’une seule année des 15 dernières années, le nombre de Pluviers adultes recensés lors d’un relevé réalisé dans ce bassin est supérieur ou égal à 5 % de la cible de rétablissement fixée à 1 200 adultes en Saskatchewan.

Au total, 31 bassins satisfont à ces critères en Saskatchewan (tableau 1). Vu la nature dynamique de l’habitat et des populations du Pluvier siffleur, ces critères et les sites d’habitat essentiel proposés seront réévalués tous les cinq ans. Dans ces 31 bassins, l’habitat essentiel a été circonscrit en quarts de section, selon le critère précisé dans l’addenda au programme de rétablissement (Environnement Canada, 2007). Le critère employé a été le suivant : les quarts de section contenant de l ’habitat essentiel sont ceux où l’utilisation a été documentée pou r 2 couples de Pluviers siffleurs ou plus ou pour 2 nids de Pluviers siffleurs ou plus, ou par 4 adultes ou plus lors de 2 saisons de reproduction ou plus au cours d’une fenêtre flottante de 15 ans. Sur la base de ces critères, 156 quarts de section au total (annexe B) contiennent de l’ habitat essentiel pour le Pluvier siffleur. Dans ces quarts de section, l’habitat essentiel est défini comme étant la bande de rivage située entre la ligne des hautes eaux ordinaires et la ligne des eaux entre la ligne des hautes eaux ordinaires et la ligne des eaux. L’ habitat essentiel inclus à l’annexe B corrige, met à jour et remplace toutes les autres listes, y compris celle publiée dans le Registre public des espèces en péril (Environnement Canada, 2007), et représente la liste officielle courante de l’ habitat essentiel du Pluvier siffleur en Saskatchewan. Environ 76 % des quarts de section sont situés entièrement sur des terres publiques provinciales (tableau 2). La majorité (55 %) des quarts de section comportant de l’ habitat essentiel sont situés dans 3 bassins : le lac Big Quill (23), le lac Diefenbaker (37) et le lac Chaplin (26).

L’habitat essentiel du Pluvier siffleur est l’ habitat qui comprend les principaux attributs d’un habitat (annexe A) se trouvant sur les plages entre la ligne des hautes eaux et la ligne des eaux d’un lac, d’une terre humide, ou d’une barre de sable dans le cas d’une rivière. Les structures créées par les humains (p.ex. des quais, des bâtiments, des barrages, des marinas, etc.) ne sont pas considérées comme de l’ habitat essentiel. Il peut cependant y avoir des exceptions à cette règle, comme cela est le cas au Manitoba, où certains individus de la très petite population de la province se reproduisent dans une ou deux aires de stationnement (Environnement Canada, en préparation).

2.2.2 Exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel

À titre d’exemple, ce qui suit présente certaines activités anthropiques susceptibles de détruire l’habitat essentiel : des activités agricoles (p.ex. le labourage, la surutilisation des rivages par le bétail ), l’extrac tion des ressources (l’exploitation minière, pétrolière et gazière), la construction d’infrastructures (des routes, des pipelines, des ponts, des marinas), la modification radicale ou à très long terme des régimes hydrologiques normaux (p.ex. le drainage des terres humides, la construction de barrages, l’augmentation à très long terme du niveau de l’eau), la pollution de l’eau ou des rivages et l’utilisation excessive à des fins récréatives (p.ex. les véhicules tout terrain, la circulation routière) (Environnement Canada, 2007). Les activités d’extrac tion des ressources susceptibles de détruire l’habitat essentiel sont notamment les déversements de substances chimiques, la construction d’infrastructures, le transport routier et les effets directs ou indirects sur les niveaux d’eau. De manière générale, l’ampleur des menaces qui pèsent sur l’habitat essentiel n’est pas grande (tableau 3).

Tableau 1. Bassins comprenant de l’ habitat essentiel pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan
Nom officiel du bassinNom non officiel du bassinLatitudeLongitude
Lac Aroma 52° 18’ N108° 33’ O
Lac Big Quill 51° 55’ N104° 22’ O
Lac Bliss 49° 47’ N105° 30’ O
Lac Burn 49° 43’ N105° 28’ O
Lac Channel 49° 31’ N105° 16’ O
Lac Chaplin 50° 22’ N106° 36’ O
Lac Coal Mine 49° 22’ N105° 02’ O
Lac Dryboro 49° 43’ N105° 30’ O
Lac Coteau Est 49° 02’ N104° 26’ O
Rivière Poplar EstRéservoir Cookson49° 03’ N105° 27’ O
Lac Fife 49° 14’ N105° 53’ O
Lac Frederick 50° 02’ N105° 47’ O
Lac Freefight 50° 24’ N109° 07’ O
Lac Freshwater 52° 37’ N109° 59’ O
Lac Diefenbaker 50° 43’ N107° 30’ O
Lac Last Mountain 51° 05’ N105° 14’ O
Lac Manitou 52° 43’ N109° 43’ O
Lac Midtskogen 50° 24’ N106° 39’ O
Lac Old WivesLac Johnston50° 06’ N106° 00’ O
Lac Redberry 52° 42’ N107° 10’ O
Lac Reed 50° 24’ N107° 05’ O
Lacs ReflexLac West Reflex52° 67’ N110° 00’ O
Lac Sandoff 49° 05’ N104° 09’ O
Lac Shoe 49° 44’ N105° 21’ O
Sans nomTerre humide 540 279, lac Butterfly49° 49’ N105° 38’ O
Sans nomTerre humide 705 056, lac Zaremba49° 42’ N104° 24’ O
Sans nomTerre humide 840 020, lac Snail49° 39’ N105° 13’ O
Sans nomTerre humide 842 027, lac Bunnyhug49° 39’ N105° 13’ O
Sans nomTerre humide 846 992, lac Prairie Chicken49° 39’ N105° 13’ O
Sans nomTerre humide 870 825, lac Horizon49° 03’ N105° 11’ O
Lac Willow Bunch 49° 27’ N105 ° 27’ O

 

Tableau 2. Propriété des quarts de section en Saskatchewan comportant de l’ habitat essentiel pour le Pluvier siffleur
Titre foncierNbre de quarts
Couronne fédérale*9
Couronne provinciale118
Société d’État provinciale10
Propriétés privées5
Couronnes fédérale* et provinciale2
Couronne provinciale et municipalité rurale1
Couronne provinciale, municipalité rurale et propriétés privées1
Couronne provinciale et propriétés privées10
Total156

 

* L’habitat essentiel désigné dans les quarts de section faisant l’objet d’un bail peut être une terre publique provinciale selon les conditions du bail.

Tableau 3. Menaces actuelles et potentielles pesant sur l’habitat essentiel en Saskatchewan
MenacePrincipale préoccupationPortée géographiqueProbabilité de la menace
BétailBétail sur les plagesLocalisée, mais à l’échelle de l’aire de répartition, sauf dans le nordModérée
Gestion de l’eauNiveaux d’eau élevésLocalisée (rivière Saskatchewan Sud)Élevée
Activités récréativesVéhicules et véhicules tout terrain sur les plagesLocalisée, mais à l’échelle de l’aire de répartitionFaible
Extrac tion des ressourcesDéversements, perturbation des surfaces, changements dans les niveaux d’eauLocaliséeFaible
InfrastructuresModifications hydrologiquesLocaliséeFaible
PollutionDéchets urbains ou industriels, ou déversementsLocaliséeFaible

 

2.2.3 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Étant donné que la réalisation de relevés sur le Pluvier siffleur se poursuit en Saskatchewan , Environnement Canada prévoit que d’autres quarts de section pourraient être désignés comme habitat essentiel . Il sera important de recueillir l’information pertinente (tableau 4) nécessaire pour déterminer si d’autres quarts de section satisfont aux critères d’habitat essentiel du Pluvier siffleur.

Tableau 4. Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel
Description de l’activitéRésultatÉchéance
1. Examiner la situation des lacs, des terres humides et des rivières connus pour soutenir le Pluvier Siffleur , et identifier les quarts de section où d’autres relevés doivent être menés afin de déterminer s’ils satisfont aux critères d’habitat essentiel.D e nouvelles plages pouvant potentiellement compter de l’ habitat essentiel sont identifiées et des mesures sont prises pour en faire le relevé.2009 – 2013
2. Mener des recensements et obtenir les coordonnées géographiques de l’emplacement des Pluviers siffleurs et des nids sur les terres humides où d’autres relevés doivent être menés en vue d ’identifier les quarts de section comprenant de l’ habitat essentiel.Dénombrement des Pluviers siffleurs et enregistrement de leurs emplacements dans des bassins spécifiques afin de déterminer si les critères   relatifs aux quarts de section d’habitat essentiel est satisfait.2009 – 2013
3. Mettre à jour la liste du nouvel habitat essentiel proposé .De l’ habitat essentiel additionnel est désigné d’après l es nouveaux relevés et les critères d’habitat essentiel.2013
4. Examiner et préciser les critères d’habitat essentiel au besoin et présenter pour approbation le nouvel habitat essentiel proposé dans le cadre du prochain programme de rétablissement révisé.La r éévaluation des critères d ’habitat essentiel donne lieu à une évaluation et au contrôle de la qualité. Le nouvel habitat essentiel du Pluvier siffleur est présenté pour approbation.2013

 

2.3 Protection de l’habitat essentiel

L’information ci–dessous présente les mesures de protection connues par Environnement Canada au moment de la publication de l’ habitat essentiel du Pluvier siffleur en Saskatchewan.

La protection de l’habitat essentiel du Pluvier siffleur en Saskatchewan peut être assurée par des lois (fédérales et provinciales) et des accords en vertu de l’article 11 de la Loi sur les espèces en péril, et améliorée davantage par des accords d’intendance, des initiatives de communication avec les propriétaires fonciers et des mesures de sensibilisation. La désignation de sites spécifiques permet également de reconnaître l’importance de sites ou d’habitats en particulier. La majorité des quarts de section comprenant de l’ habitat essentiel se trouvent sur des terres provinciales (82  %); les autres se trouvent sur des terres fédérales (6 %), sur des terres privées (3 %) et sur des terres ayant plusieurs propriétaires (9 %). L’habitat essentiel dans ces quarts de section se situe dans les limites d’un bassin de terres humides qui généralement demeure la propriété de la province.

En raison de la nature dynamique de l’habitat du Pluvier siffleur et de la définition de l’habitat essentiel, il est possible qu’occasionnellement un nid soit situé à l’extérieur des endroits définis d’habitat essentiel. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (2002), il est interdit d’endommager ou de détruire la résidence du Pluvier siffleur (p.ex. les nids). En  vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, il est également interdit d’endommager ou de détruire les nids des oiseaux migrateurs, y compris ceux du Pluvier siffleur, peu importe leur emplacement au Canada. Il est par conséquent interdit en Saskatchewan de détruire ou d’endommager tout nid de Pluvier siffleur.

Territoire domanial
En vertu de la Loi sur les espèces en péril (2002), l’habitat essentiel qui est situé dans un parc national, une zone de protection marine, un refuge d’oiseaux migrateurs ou une réserve nationale de faune est protégé après les 90 jours suiva nt la publication de sa description dans la Gazette du Canada. Le quart de section d’habitat essentiel du Pluvier siffleur qui se trouve dans la réserve nationale de faune du lac de la Dernière–Montagne est actuellement protégé en vertu du paragraphe 58(1) de la LEP. L’habitat essentiel sur le territoire domanial qui ne se trouve pas au sein d’une zone protégée par le gouvernement fédéral peut être protégé si les dispositions, ou les mesures prises dans le cadre, d’une autre loi fédérale interdisent sa destruction ou si un arrêté du ministre fédéral de l’Environnement interdit sa destruction en vertu de la LEP.

Terres publiques provinciales
La protection d’un habitat se trouvant sur d es terres publiques spécifiquement désignées est assurée par le truchement de la Wildlife Habitat Protection Act (1992) de la Saskatchewan. Il est interdit de modifier les terres visées par cette loi sans autorisation ou permission [paragraphe 7(1)]. Des 156 quarts de section qui contiennent de l ’habitat essentiel, 119 (77 %) ont une désignation en vertu de la Wildlife Habitat Protection Act. Dans ces 119 quarts de section, environ 57 % de la superficie est protégée en vertu de cette loi.

La Environmental Management and Protection Act (2002) de la Saskatchewan prévoit également la protection des lits, des rives ou des limites des terres humides et des rivières. Le paragraphe 36(1) de cette loi stipule que :
« sans permis valide autorisant l’activité, il est interdit, directement ou indirectement :

  • a) de modifier ou de provoquer la modification de la configuration des lits, des rives ou des limites des rivières, des ruisseaux, des lacs, des criques, des marais ou de tout autre cours ou plan d’eau;
  • b) d’enlever, de déplacer ou d’ajouter du sable, du gravier ou toute autre matière sur les lits, les rives ou les limites de rivières, des ruisseaux, des lacs, des criques, des marais ou de tout autre cours ou plan d’eau;
  • c) d’enlever de la végétation des lits, des rives ou des limites des rivières, des ruisseaux, des lacs, des criques, des marais ou de tout autre cours ou plan d’eau. » [traduction]

Puisque l’habitat essentiel du Pluvier siffleur se trouve sur ces reliefs , la Environmental Management and Protection Act (2002) s’applique à tout l’habitat essentiel du Pluvier siffleur en Saskatchewan.

De plus, la Provincial Lands Act (1978) de la Saskatchewan permet au gouvernement provincial de réserver des terres humides afin de les protéger. Enfin, tous les contrats de location à des fins agricoles renferment les clauses suivantes :
« Le locataire ne doit pas, sans l’accord écrit préalable du ministre, sur les terres louées : 

  • a) détruire, modifier ou retirer délibérément la résidence ou le lieu normal d’habitation de toute espèce de la flore ou de la faune sauvages considérée en péril en vertu de The Wildlife Act (1998); 
  • b) cultiver toute zone de végétation naturelle, y compris les zones ripariennes, les prairies indigènes ou les lits des lacs asséchés.  » [traduction]

Les mesures de protection comprises dans la Provincial Lands Act s’appliqueraient à 40 % des quarts de section d’habitat essentiel proposés dans le présent plan d’action.

En plus des mesures législatives, la protection de l’habitat essentiel situé sur des terres publiques provinciales peut être assurée par l’intermédiaire d’accords d’intendance qui seront mis en force en vue d’assurer la protection de l’ habitat essentiel .

Terres privées
Cinq quarts de section contenant de l’ habitat essentiel (3 %) se trouvent sur des terre s privées à l’exception des bassins de terres humides qui demeurent propriété provinciale. L’habitat essentiel associé à ces terres appartient toutefois à la Couronne provinciale puisqu’il se trouve à l’intérieur des limites d’un bassin de terres humides.

Les activités qui se déroulent à l’intérieur de ces quarts de section peuvent avoir une incidence sur l’habitat essentiel et sur le succès de reproduction du Pluvier siffleur. Les accords d’intendance peuvent réduire ou éliminer les menaces qui pèsent sur l’habitat essentiel situé sur ces terres privées. Les accords volontaires d’amélioration de l’habitat et à coûts partagés conclus avec les producteurs et les programmes volontaires d ’élargissement de l’intendance de la Saskatchewan Watershed Authority peuvent également s’appliquer à la protection de l’habitat du Pluvier siffleur (G. McMaster, comm. pers.). L’habitat essentiel situé sur le territoire non domanial doit être protégé efficacement par la province.

2.4 Activités et mesures de rendement

(Les activités sont inscrites en caractères standards , et les mesures de rendement en italiques.)

2.4.1 Administration du plan d’action

2.4.1.1 Coordonner et mettre en œuvre le plan d’action pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan.

Pourcentage des éléments du plan d’action coordonnés et mis en œuvre annuellement.

2.4.1.2Faire le suivi des objectifs et évaluer l’avancement vers la réalisation des activités recommandées.

Nombre d’éléments du plan d’action suivis et évalués annuellement.

2.4.1.3 Faire part chaque année de l’avancement du rétablissement à l’é quipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies.

Évaluation par l’é quipe de rétablissement de la mise en œuvre du plan d’action et communication annuelle de l’avancement vers le rétablissement.

2.4.1.4 Exiger des chercheurs et des gestionnaires qu’ils présentent leurs rapports et leurs publications au centre de données sur la conservation (Conservation Data Centre) de la Saskatchewan et à Environnement Canada, ainsi que leurs données sur les occurrences concernant toutes les observations de Pluviers siffleurs au centre de données sur la conservation de la Saskatchewan.

Nombre de rapports, de publications et de données sur les occurrences soumis chaque année aux bases de données appropriées des organismes.

2.4.1.5 Exiger des organismes de conservation et de recherche qu’ils obtiennent les permis fédéraux et provinciaux exigés pour les activités de gestion ou de recherche qui impliquent la perturbation ou la manipulation des Pluviers, des nids et des œufs.

Nombre de permis approuvés pour les collaborateurs qui travaillent à la conservation sur le terrain en vertu de la LEP et de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et exigences de la Saskatchewan en matière de permis pour la recherche sur les espèces sauvages en péril.

2.4.2 Suivi et recherche

2.4.2.1 Mettre en œuvre des normes pour la collecte et la gestion des données ( p.ex. , Murphy  et  al., 1999) afin de documenter les emplacements du Pluvier siffleur et les évaluations de l’habitat.

Nombre de projets adoptant les normes pour la collecte et la gestion des données sur le Pluvier siffleur.

2.4.2.2 En 2011, dans le cadre du cinquième recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs, réaliser des relevés et évaluer les conditions de l’habitat dans toutes les terres humides où il y a des occurrences connues ou récentes de Pluviers siffleurs et les terres humides où il y a des occurrences historiques de Pluviers siffleurs et qui renferment toujours de l’ habitat convenable.

Pourcentage des terres humides où des relevés ont été réalisés pour le Pluvier siffleur et où l’habitat a été évalué dans le cadre du recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs réalisé en 2011.

2.4.2.3 Obtenir les coordonnées géographiques de tous les Pluviers siffleurs adultes et tous les nids observés dans le cadre du recensement de 2011, et évaluer les menaces.

Pourcentage des emplacements de Pluviers siffleurs et de nids géoréférencés, et nombre de menaces évaluées dans le cadre du recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs réalisé en 2011.

2.4.2.4 Réaliser des relevés dans les terres humides au besoin afin de quantifier et d’évaluer les variations dans les populations reproductrices et dans les conditions de l’habitat.

Réaliser des relevés particulièrement dans les sites faisant déjà l’objet d’un suivi – lac Diefenbaker, lac Freshwater et rivière Poplar Est ( « Cookson Reservoir »).

2.4.2.5 Réaliser des relevés dans les terres humides ou situées sur le territoire domanial qui abritent des populations de Pluviers siffleurs afin de déterminer le nombre d’individus et d’évaluer les conditions de l’habitat.

Relevés réalisés périodiquement visant le Pluvier siffleur dans la Réserve nationale de faune du lac de la Dernière–Montagne et les pâturages de l’Administration du rétablissement agricole des Prairies.

2.4.2.6 Faire le suivi de la reproduction sur une base annuelle dans les bassins où des mesures d’amélioration de la productivité ont été prises.

Nombre de bassins où le succès de reproduction a été mesuré et où des mesures d’amélioration de la productivité avaient été prises.

2.4.2.7 Mener des relevés dans les terres humides pouvant potentiellement comprendre de l’ habitat pour y déceler la présence de Pluviers siffleurs et déterminer le nombre d’individus, le statut de reproduction et le caractère convenable de l’habitat.

Nombre de terres humides pouvant potentiellement comprendre de l’habitat où des relevés ont été réalisés.

2.4.2.8 Déterminer la dispersion des adultes et des juvéniles, la fidélité au site de naissance et de reproduction, la survie et d’autres paramètres démographiques vitaux grâce à des recherches dirigées.

Rapport sur les paramètres démographiques achevé.

2.4.2.9 Déterminer les sites d’hivernage du Pluvier siffleur de la Saskatchewan grâce aux données sur les oiseaux bagués provenant des chercheurs, du grand public et des observateurs d’oiseaux.

Nombre de sites d’hivernage enregistrés concernant le Pluvier siffleur de la Saskatchewan.

2.4.3 Gestion et protection de l’habitat

2.4.3.1 Cerner les pratiques de gestion de l’eau qui protègent et qui améliorent l’habitat du Pluvier siffleur au lac Diefenbaker.

Nombre de pratiques de gestion de l’eau cernées qui protègent et qui améliorent l’habitat du Pluvier siffleur au lac Diefenbaker.

2.4.3.2 Cerner et évaluer les besoins en matière de protection, de gestion et d’intendance dans les terres humides connues et nouvelles qui abritent des Pluviers siffleurs.

Nombre de terres humides connues et nouvelles où des relevés ont été réalisés, et identification des besoins en matière de protection et de gestion.

2.4.3.3 Prioriser les besoins en matière de gestion et de protection concernant l’habitat essentiel existant.

Priorisation des besoins en matière de protection et de gestion concernant l’habitat essentiel existant.

2.4.3.3.1 Déterminer les besoins en matière d’accords d’intendance visant l’habitat essentiel.

Évaluation des accords d’intendance requis concernant l’habitat essentiel et d’autres terres humides.

Identifier d’autres bassins pouvant comprendre de l’ habitat essentiel et déterminer les quarts de section qui en comportent au moyen des critères présentés dans le programme de rétablissement (Environnement Canada, 2006) et son addenda (Environnement Canada, 2007).

Pourcentage du nouvel habitat essentiel désigné .

2.4.3.4.1 Déterminer la méthode de tenure des nouveaux quarts de section d’habitat essentiel.

Pourcentage des nouveaux quarts de section d’habitat essentiel dont on connaît la méthode de tenure.

2.4.3.5 Élaborer une liste des terres humides prioritaires qui doivent être gérées ou protégées et la faire connaître aux gestionnaires des habitats d’espèces sauvages de la province et du gouvernement fédéral.

Nombre de gestionnaires des habitats ayant reçu une liste des terres humides prioritaires.

2.4.3.6 Mettre en œuvre des pratiques, des mesures de gestion et de protection, et des accords d’intendance visant l’habitat essentiel et les terres humides qui nécessitent une attention particulière.

Nombre de pratiques de gestion utiles et d’accords d’intendance mis en œuvre.

2.4.3.6.1 Mettre en œuvre les activités de gestion restantes recommandées dans le document intitulé « Piping Plover Basin site plans for the Missouri Coteau in Saskatchewan » (Saskatchewan Watershed Authority, 2004).
Pourcentage des activités de gestion restantes mises en œuvre aux fins des plans pour la conservation des sites de la Saskatchewan Watershed Authority.
2.4.3.7 Achever et mettre en œuvre le plan de conservation du Pluvier siffleur pour la rivière Saskatchewan Sud.

Publication d’ici 2009 du plan de conservation du Pluvier siffleur pour la rivière Saskatchewan Sud et mise en œuvre.

2.4.3.8 Intégrer les objectifs de gestion et de protection de l’habitat dans des plans écosystémiques ou axés sur de multiples espèces pouvant être élaborés par la Saskatchewan.

Nombre d’objectifs de gestion et de protection de l’habitat du Pluvier siffleur intégrés dans des plans écosystémiques ou axés sur de multiples espèces.

2.4.4 Amélioration de la productivité

2.4.4.1 Protéger les œufs de Pluviers siffleurs en utilisant au besoin des exclos contre les prédateurs.

Productivité augmentée à au moins 1,25 oisillon prenant son envol par couple grâce à l’utilisation d’exclos contre les prédateurs au lac Diefenbaker, au lac Freshwater et dans d’autres terres humides, si possible.

2.4.4.2 Relocaliser les couvées menacées par la crue des eaux dans les terres humides et sur le lit des rivières gérées.

Nombre de couvées déplacées en vue d’éviter qu’elles ne soient couvertes d’eau.

2.4.4.3 C ueillir les œufs, les faire incuber, élever les oisillons en captivité lorsque le niveau d’eau de la rivière Saskatchewan Sud et du lac Diefenbaker atteint des niveaux extrêmes, puis les relâcher. Cette mesure ne doit être prise qu’en dernier recours.

Nombre d’oisillons relâchés après avoir été élevés en captivité pour atténuer les effets des niveaux d’eau extrêmes de la rivière Saskatchewan Sud et du lac Diefenbaker.

2.4.4.4 Installer des clôtures symboliques (généralement sous la forme de petits poteaux et de rubans colorés délimitant les zones restreintes) dans les endroits très fréquenté s afin de protéger les œufs et les oisillons contre toute perturbation anthropique.

Installation de clôtures symboliques sur les plages très fréquentées et évaluation de leur efficacité.

2.4.5 Communications

2.4.5.1 Distribuer des brochures d’information aux utilisateurs des terres humides (propriétaires fonciers, locataires, propriétaires de chalets et grand public) afin de les sensibiliser et de faire valoir la protection du Pluvier siffleur, son nid, ses oisillons et son habitat.

Nombre estimé de produits de communication distribués.

2.4.5.2 Installer des panneaux dans les bassins pertinents où le public peut nuire au Pluvier siffleur.

Nombre de panneaux installés.

2.4.5.3 Faire des présentations devant les groupes communautaires et les associations d’intervenants ainsi que dans les écoles publiques et les parcs provinciaux afin de renforcer la sensibilisation au Pluvier siffleur.

Nombre de présentations données.

2.4.5.4 Promouvoir les questions liées au rétablissement par l’intermédiaire d’entrevues dans les médias, de publications et d’événements publics.

Nombre de rapports avec les médias, de publications, d’événements publics et de présentations.

2.5 Suivi

La principale méthode de suivi employée pour évaluer les effectifs, les tendances et la répartition des populations en Saskatchewan est le recensement international des Pluviers siffleurs nicheurs (voir Haig et al., 2005; Hjertaas, 2006), lequel se tient tous les cinq ans. Dans l’intervalle, des suivis réalisés dans quelques terres humides permettront de fournir des renseignements supplémentaires sur les fluctuations démographiques, les tendances et le succès de reproduction.

2.6 Calendrier de mise en œuvre

Le calendrier de mise en œuvre des activités qui figurent dans le présent plan d’action débutera en 2009 et se terminera en 2013 (tableau 5). Le plan d’action courant sera révisé en 2013 et adapté pour répondre aux besoins en matière de rétablissement pour la période de cinq  ans subséquente (2014 à 2018).

Tableau 5. Calendrier de mise en œuvre du plan d’action pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan1
No de l’activitéActivitéObjectif du programme de rétablissementRésultat escomptéPriorité
(1, 2, 3)
Menace abordéeResponsabilité2Échéance
      ResponsableParticipant 
2.4.1Administration du plan d’action Amélior ation de la gestion et de la protection de l’habitat, de la productivité et de la survie     
2.4.1.1Coordonner la mise en œuvre du plan d’action  Tous 1S.O.3SCFNS, ARAP, SAF, MOE, SP, SWA2009 – 2013
2.4.1.2Faire le suivi des objectifs et évaluer l’avancement des activités  Tous 2S.O.SCFNS, ARAP, SAF, MOE, SP, SWA2009 – 2013
2.4.1.3Faire part de l’avancement à l’é quipe de rétablissement du Pluvier siffleur des PrairiesTous 1S.O.SCFTous2009 – 2013
2.4.1.4Mettre en commun les rapports et les donnéesTous 2S.O.SCF 2009 – 2013
2.4.1.5Donner des conseils sur les exigences en matière de permisTous 1S.O.SCFMOE2009 – 2013
2.4.2Suivi et recherche C onnaissances accrues afin de mettre en œuvre une gestion efficace de l’habitat et de la productivité     
2.4.2.1Mettre en œuvre des normes pour la collecte et la gestion des données1, 2, 3, 4 1S.O.SCFSWA, MOE2009 – 2013
2.4.2.2Recenser les p luviers et évaluer les conditions de l’habitat1, 2 1Toutes les menacesNSMOE, SWA, SP, SCF, ARAP, SAF2011 et 2012
2.4.2.3Géoréférencer les emplacements des p luviers et des nids, et évaluer l’habitat et les menaces en 20111, 2 1Toutes les menacesNSMOE, SWA, SP, SCF, ARAP, SAF2012
2.4.2.4Mener des relevés dans les terres humides pour localiser des pluviers tel qu’approprié1 2Perte de l’habitatSWA, ACA4SCF, SP, NS2009 – 2013
2.4.2.5Recenser les Pluviers siffleurs sur le territoire domanial ou les terres administrées par le gouvernement fédéral1 2Toutes les menacesSCFARAP2009 – 2013
2.4.2.6Faire le suivi du succès de reproduction dans les terres humides où des mesures d’amélioration de la productivité ont été prises3 2PrédationSWA, ACA 2009 – 2013
2.4.2.7Mener des relevés dans les terres humides potentielles pour déceler la présence de pluviers1 2Perte de l’habitatSCFSWA2009 – 2013
2.4.2.8Déterminer les paramètres démographiques vitaux2 2Toutes les menacesSCFSWA2009 – 2010
2.4.2.9Déterminer les sites d’hivernage du pluvier de la Saskatchewan1, 6 3Perte d ’habitatSCF SWA2009 – 2013
2.4.3Gestion et protection de l’habitat Augment ation de la qualité et de la protection de l’habitat, de la productivité et de la survie     
2.4.3.1Cerner des pratiques de gestion de l’eau en vue de protéger et d’améliorer l’habitat du lac Diefenbaker3, 5 1Inondation, empiètement de la végétationSWAMOE, SP2009 – 2010
2.4.3.2Cerner et évaluer les besoins en matière de protection, de gestion et d’intendance dans les terres humides connues et nouvelles3, 5 1Perte d ’habitat, broutage, perturbations anthropiquesSWA, CWSMOE, SAF, ARAP, NS2009 – 2013
2.4.3.3Prioriser les besoins en matière de gestion et de protection concernant l’habitat essentiel existant4 1Toutes les menacesSWA, CWSMOE, SAF,
NS
2009 – 2010
2.4.3.3.1Déterminer les besoins en matière d’accords d’intendance visant l’habitat essentiel4 1Toutes les menacesSWA, SCF,MOE, SAF,
NS
2009 – 2010
2.4.3.4Identifier d’autres bassins pouvant contenir de l’ habitat essentiel4 2Toutes les menacesSCFSWA, MOE2009 – 2013
2.4.3.4.1Déterminer la méthode de tenure des nouveaux quarts de section d’habitat essentiel4 1Perte d ’habitatMOE, SAF,SCF2009 – 2013
2.4.3.5Élaborer une liste des terres humides prioritaires et la faire circuler4 2Perte d ’habitatSCF 2009 – 2013
2.4.3.6Mettre en œuvre des pratiques, des mesures de protection et de gestion, et des accords d’intendance visant l’habitat essentiel et d’autres terres humides4, 5 1Perte d ’habitat
broutage,
perturbations anthropiques
SWAMOE, SCF, NS2009 – 2013
2.4.3.6.1Mettre en œuvre les activités de gestion restantes dans les plans pour la conservation des sites de la SWA pour les Pluviers siffleurs5 1Perte d ’habitat
broutage,
perturbations anthropiques
SWAMOE2009 – 2013
2.4.3.7Achever et mettre en œuvre le plan de conservation pour le Pluvier siffleur de la rivière Saskatchewan Sud3, 5 1Toutes les menacesSWAMOE, SWA, SP, SCF, ARAP, SAF2009 – 2013
2.4.3.8Intégrer la gestion et la protection de l’habitat dans les plans écosystémiques ou axés sur de multiples espèces5 3Toutes les menacesMOESWA2009 – 2013
2.4.4Amélioration de la productivité P roductivité et survie accrues     
2.4.4.1Protéger les œufs de Pluviers siffleurs au moyen d’exclos contre les prédateurs3 1PrédationSWA, ACA SCF2009 – 2013
2.4.4.2Relocaliser les couvées3 1Perte d ’habitatSWA 2009 – 2013
2.4.4.3Élever des oisillons en captivité et les remettre en liberté3 3Pertes d’ habitat et de capacité reproductive attribuables aux inondationsSWASPAu besoin
2.4.4.4Installer des clôtures symboliques3 2Perturbations anthropiquesMOE 2009 – 2013
2.4.5Communications Amélior ation de la gestion et de la protection de l’habitat, de la productivité et de la survie     
2.4.5.1Distribuer des brochures3, 5 3Perturbations anthropiquesNS, SWAMOE, SCF2009 – 2013
2.4.5.2Installer des panneaux aux terres humides pertinentes3, 5 2Perturbations anthropiquesMOESWA2009 – 2013
2.4.5.3Faire des présentations devant le grand public, dans les écoles et ailleurs3, 5 3Perturbations anthropiquesNS, SWAMOE2009 – 2013
2.4.5.4Promouvoir le rétablissement par l’intermédiaire des médias, de publications et d’événements publics3, 5 3Perturbations anthropiquesSCFMOE, SWA, NS2009 – 2013

 

1 La mise en œuvre du présent plan d’action dépend du financement disponible, des priorités et des autres ressources de la part des organismes partenaires.
2 Légende des organismes : ACA = Alberta Conservation Association, SCF = Service canadien de la faune, NS = Nature Saskatchewan, ARAP = Administration du rétablissement agricole des Prairies, MOE = ministère de l’Environnement de la Saskatchewan, SP = SaskPower, SAF = Saskatchewan Agriculture and Food, SWA = Saskatchewan Watershed Authority.
3 S.O. = sans objet.
4 L’ACA fait le suivi du lac Freshwater, situé dans le centre–ouest de la Saskatchewan, compte tenu de la proximité de cette terre humide avec l’Alberta.

3. EFFETS SUR LES ESPÈCES NON CIBLÉES

Les activités prévues par le présent plan d’action ne menaceront pas délibérément la survie, la répartition ou l’abondance d’autres espèces. Les oiseaux de rivage migrateurs et reproducteurs profiteront des mesures de protection accrue de l’habitat de terres humides recommandées ou instaurées par l’intermédiaire du présent plan d’action. Il faudra élaborer une planification adaptable axée sur de multiples espèces pour la gestion de l’eau des réservoirs et des réseaux hydrographiques, surtout dans le cas du réseau de la rivière Saskatchewan Sud.

4. ÉVALUATION SOCIOÉCONOMIQUE

4.1 Introduction

Les sections suivantes résument les coûts et les avantages potentiels de la mise en œuvre du présent plan d’action, y compris les coûts potentiels pour chaque partie touchée. Les initiatives d’intendance conclues avec les propriétaires fonciers et les locataires ont été, et continueront d’être, la principale approche pour le rétablissement du Pluvier siffleur en Saskatchewan. Cette approche est avantageuse autant pour les spécialistes de l’agriculture et de la conservation que pour les gestionnaires du rétablissement des espèces en péril. Il est également primordial de réduire les coûts associés aux répercussions et d’augmenter les avantages pour les parties touchées.

La majeure partie de la population de Pluviers siffleurs de la Saskatchewan se trouve dans l’écozone des Prairies, dans la moitié sud de la province, où les terres sont principalement consacrées à l’agriculture. Le nombre moyen de Pluviers siffleurs aperçus en Saskatchewan au  cours des quatre recensements internationaux ( 1991 – 2006) est de 1 190 ± 279 ( écart–type) adultes. Le but d’atteindre une population de 1 200 Pluviers siffleurs adultes à l’échelle de la province au cours de trois recensements internationaux consécutifs (Environnement Canada, 2006) n’a toutefois pas encore été atteint, mais il est réalisable. L’atteinte de cet objectif entraînera des répercussions socioéconomiques limitées et ne nécessitera pas l’adoption de mesures supplémentaires importantes de protection de l’habitat.

La présence du Pluvier siffleur était historiquement connue dans 172 terres humides (y compris la rivière Saskatchewan S ud) en Saskatchewan, soit un faible pourcentage des 1,5 million de terres humides dans la région agricole de la Saskatchewan. Par contre, puisque la majorité de ces terres humides (> 80 %) ont une superficie inférieure à 1 ha (Huel, 2000), elles ne conviennent pas aux pluviers. La majorité des terres humides de la Saskatchewan abritant des Pluviers siffleurs sont salines et conviennent moins à d’autres utilisations . En fait, l’habitat n’est pas un facteur limitatif pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan, et les menaces qui pèsent sur l’habitat de reproduction présentes dans la majorité des terres humides sont relativement minimes. Enfin, les mesures de conservation et de gestion proposées dans le présent plan d’action comportent peu de restrictions pour l’utilisation anthropique des terres.

4.2 Coûts

4.2.1 Coûts directs

L’habitat du Pluvier siffleur se trouve principalement dans la moitié sud de la province, surtout sur des terres humides alcalines de faible valeur sociale et économique . Ces terres humides ont peu ou aucune valeur d’utilisation agricole puisque le sol est impropre à la culture, l’eau est souvent de faible palatabilité , et la végétation riveraine ordinaire a peu ou pas de valeur commerciale ni de valeur d’utilisation pour le broutage. Les plages utilisées par le Pluvier siffleur sur ces terres humides alcalines sont rarement fréquentées par le public puisqu’elles ne sont attrayantes ni pour la baignade ni pour les pique–niques. Des véhicules tout terrain circulent dans ces secteurs, mais de manière limitée.

Lorsque des activités d’élevage sont exercées à proximité de ces terres humides et que les activités bovines sont excessives sur leur rivage, des modifications peuvent s’imposer pour contrôler l’accès au pâturage et pour limiter le temps d’accès au rivage. Ce type d’initiative d’intendance nécessite la collaboration des propriétaires fonciers ou des locataires et peut être financé par le gouvernement ou par des sociétés de la Couronne, selon la disponibilité du financement et les priorités, et le travail réalisé par les propriétaires fonciers ou les locataires est considéré comme un service en nature. Moins de 55 propriétaires fonciers ou locataires peuvent être touchés par ce type d’intendance.

Sauf quelques entreprises d’extraction du sel présentes à quelques sites, le secteur primaire est rarement présent dans c es terres humides salines. L es coûts pour ces entreprises devraient être négligeables, leurs activités d’extraction de l’eau et du sel n’entrant pas en conflit avec la gestion du Pluvier siffleur.

La plus importante répercussion socioéconomique découlant du présent plan d’action pourrait être la gestion de l’eau de la rivière Saskatchewan Sud et les coûts de la production hydroélectrique qui s’y rattachent. Les premiers travaux réalisés par le Service canadien de la faune portant sur la gestion du Pluvier siffleur au lac Diefenbaker, un réservoir du réseau hydrographique de cette rivière, et les travaux de conservation menés plus récemment par la Saskatchewan Watershed Authority (SWA) ont permis de trouver des façons d’atténuer lar ge ment les conséquences négatives associées aux fluctuations dans les niveaux d’eau (voir la section 5.3 Avantages) et de réduire de beaucoup les coûts potentiels des effets perturbateurs avec les activités de gestion des eaux. Dans le pire des cas (lames d’eau déversantes dans les barrages le long de la rivière Saskatchewan Sud), les estimations des coûts des impacts potentiels sur la production hydroélectrique attribuables à la gestion des niveaux de l’eau pour le bien du Pluvier siffleur dans le lac Diefenbaker varieraient de 2 à 13 millions de dollars environ (Matheson, 2005). Ces coûts sont presque entièrement des pertes de recettes potentielles et non des coûts opérationnels réels, et représentent environ de 2 % à 14 % du bénéfice net de SaskPower (2006 : 93 000 000 $; SaskPower, 2006), le principal service public touché. Les pertes de recettes peuvent être subies par la SWA les années où il y a un déversement. Ce scénario pourrait se produire 3 années sur 10, mais n’est survenu qu’une seule fois au cours des 38 dernières années. Au cours de la plupart (70 %) des années, aucune mesure spéciale de gestion de l’eau ne sera nécessaire pour faciliter la nidification du Pluvier siffleur, et les répercussions devraient par conséquent être minimes pour les autres utilisateurs du lac Diefenbaker.

Les coûts de mise en œuvre (y compris les services en nature) du présent plan d’action couvrant la période allant de 2009 à 2013 sont estimés à 1 910 000 $ . Ces coûts excluent les coûts salariaux, lesquels devraient être assumés par les organismes participants pour les coûts réels et/ou les services en nature. On estime que les coûts annuels de gestion et de suivi des Pluviers siffleurs du lac Diefenbaker représentent de 0,3 à 0,5 % des coûts opérationnels annuels de la SWA (2006 : 18 200 000 $; SaskWater, 2006).

4.2.2 Coûts indirects

Les répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du présent plan d’action peuvent inclure des contraintes de temps et des restrictions occasionnelles visant les activités d’utilisation des terres ainsi que des restrictions mineures visant les activités récréatives. Il y aura peut–être des désavantages mineurs pour les amateurs d’activités récréatives où certaines portions des plages des lacs d’eau douce pourraient être temporairement fermées afin de ne pas perturber la nidification des Pluviers siffleurs ou si des restrictions visant l’utilisation de véhicules tout terrain sont introduites ou sont en vigueur (p.ex. dans les parcs provinciaux du lac Diefenbaker). Les conséquences sont davantage perçues comme des désavantages ou des invitations à modifier les comportements des gens en vue d’assurer une utilisation durable des terres. On estime que les coûts monétaires seront faibles et que les parties susceptibles d’être touchées seront peu nombreuses.

4.3 Avantages

Bon nombre des avantages représentent des valeurs non marchandes, lesquelles sont difficiles à quantifier. Les espèces sauvages, quelles qu’elles soient, sont précieuses en soi et ont une valeur esthétique, culturelle, spirituelle, récréative, éducative, historique, économique, médicale, écologique ou scientifique aux yeux des Canadiens. La conservation des espèces sauvages en péril est un élément important de l’engagement du gouvernement du Canada pour la conservation de la diversité biologique. La biodiversité est fondamentale pour la richesse naturelle et l’économie actuelles et futures de la Saskatchewan. Un écosystème sain autosuffisant où les divers éléments, y compris les espèces en péril, occupent la place qui leur revient contribue positivement aux activités des propriétaires fonciers, des locataires et du public.

Des sondages portant sur l’attitude du public envers la nature montrent que les espèces sauvages sont jugées importantes pour la société et l’économie. En 1996, les résidents de la Saskatchewan ont dépensé près de 388 millions de dollars dans leur province et dans d’autres régions du Canada pour des activités liées à la nature (Groupe de travail fédéral–provincial–territorial sur l’importance de la nature pour les Canadiens, 2000). La protection et l’établissement du profil du Pluvier siffleur sont des activités conformes au désir du public de protéger la nature, et encouragent les organismes responsables des espèces sauvages à poursuivre leurs activités de sensibilisation et de conservation des espèces en péril. La collaboration internationale, nationale et régionale, notamment pour le rétablissement du Pluvier siffleur, est au cœur même des activités de conservation des oiseaux migrateurs en Amérique du Nord. Les États–Unis dépendent du Canada pour atteindre leurs objectifs en matière de rétablissement des populations du Pluvier siffleur, autant que le Canada dépend des États–Unis et du Mexique pour protéger et maintenir l’habitat d’hivernage du Pluvier siffleur. La mise en œuvre réussie du présent plan d’action et le rétablissement de cette sous–espèce au Canada peuvent permettre aux États–Unis d’inscrire la population des Prairies à une catégorie de moindre risque ou de la radier de la liste et par conséquent de réduire les coûts de rétablissement.

La gestion de la production de sulfate de sodium par Saskatchewan Minerals au lac Chaplin a permis d’améliorer les conditions de l’habitat de milliers d’oiseaux de rivage migrateurs, dont le Pluvier siffleur. L’atteinte des objectifs industriels et d’intendance au lac Chaplin montre que l’industrie et les espèces en péril peuvent coexister et prospérer ensemble.

Au lac Diefenbaker, la SWA réduit les pertes en matière de reproduction du Pluvier siffleur en déplaçant les œufs pour les protéger de la crue des eaux, installe des exclos contre les prédateurs autour des nids et fait éclore en captivité les œufs rescapés, pour ensuite relâcher les oisillons. La majorité des années, on pense que le fait de déplacer les œufs et d’installer des exclos permettra de réduire considérablement, voire éliminer, les coûts associés à la production hydroélectrique au lac Diefenbaker. Dans les terres humides salines, la fermeture des berges des terres humides a permis aux propriétaires et aux locataires de confiner leur bétail aux pâturages de meilleure qualité, de l’éloigner des zones salines où celui–ci pourrait s’embourber et de le maintenir dans des zones où la qualité de l’eau est meilleure.

Le présent plan d’action sera également profitable à l’approche de planification des écosystèmes pour la gestion et la conservation des espèces sauvages de la Saskatchewan, parce qu’il permettra de fournir des données qui viendront compléter les plans élaborés pour les écosystèmes et réalisés à l’échelle provinciale. Il peut également servir de modèle pour l’élaboration de futurs plans d’action visant d’autres espèces et être intégré à des plans écosystémiques de grande portée géographique.

5. PLANS ASSOCIÉS

Au Canada, on trouve le C. m. circumcinctus dans quatre provinces : Alberta, Saskatchewan, Manitoba et Ontario. Des documents de planification du rétablissement sont en préparation, ou seront adoptés, pour chacune des compétences qui doit mettre en œuvre les activités de rétablissement pour le Pluvier siffleur. En Alberta, un plan de rétablissement (Alberta Piping Plover Recovery Team 2006) a été approuvé par le gouvernement provincial et devrait être bientôt adopté par le gouvernement fédéral en tant que plan d’action conforme à la LEP. Environnement Canada élabore actuellement le plan d’action pour le Manitoba, conjointement avec Manitoba Conservation. Le plan d’action de l’Ontario est actuellement préparé par Environnement Canada en collaboration avec le gouvernement de la province et d’autres partenaires.

6. RÉFÉRENCES

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Annexe A. Principaux attributs de l’habitat du Pluvier siffleur (circumcinctus) au Canada

  • Largeur de la plage de plus de 10 m
  • Longueur du littoral de plus de 0,4 km
  • Parcelles de gravier ou de sable mélangé de gravier
  • Barres de sable
  • Distance entre la limite des arbres et la ligne des hautes eaux ordinaires de plus de 50 m
  • Couvert végétal occupant moins de 50 % de la plage
  • Accès à des zones littorales humides sablonneuses ou à des suintements sablonneux, à de petits ruisseaux ou à des terres humides interdunaires pour l’alimentation
  • Présence de dépôts alcalins sur la plage (dans le cas des terres humides et des lacs alcalins)
  • Présence de végétation des hautes terres adjacentes abritant des insectes
  • Présence des processus écologiques qui créent, maintiennent ou modifient l’habitat, comme le climat (précipitations, sécheresse, vent), les eaux souterraines, la salinisation, les fluctuations du régime hydrologique, l’empiètement de la végétation ou sa succession, le feu et l’herbivorie.
Annexe B. Quarts de section comprenant de l’habitat essentiel pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan
NOM DU LACNOM NON OFFICIELQUART DE SECTIONh
Lac Aroma NE–18–38–18–3
Lac Big Quill NE–11–34–18–2
Lac Big Quill NE–12–34–17–2
Lac Big Quill NE–14–34–17–2
Lac Big Quill NE–27–33–18–2
Lac Big Quill NE–30–33–16–2
Lac Big Quill NE–31–33–16–2
Lac Big Quill NO–02–34–18–2
Lac Big Quill NO–06–34–16–2
Lac Big Quill NO–07–34–16–2
Lac Big Quill NO–13–34–18–2
Lac Big Quill NO–29–33–16–2
Lac Big Quill NO–30–34–17–2
Lac Big Quill NO–35–33–18–2
Lac Big Quill SE–11–34–18–2
Lac Big Quill SE–14–34–18–2
Lac Big Quill SE–25–34–18–2
Lac Big Quill SE–31–33–16–2
Lac Big Quill SO–06–34–16–2
Lac Big Quill SO–11–34–18–2
Lac Big Quill SO–18–34–16–2
Lac Big Quill SO–24–34–18–2
Lac Big Quill SO–30–34–17–2
Lac Big Quill SO–32–33–16–2
Lac Bliss NE–30–09–26–2
Lac Bliss NE–31–09–26–2
Lac Bliss NO–32–09–26–2
Lac Bliss SE–05–10–26–2
Lac Burn NE–04–09–26–2
Lac Burn NE–08–09–26–2
Lac Burn NE–09–09–26–2
Lac Burn NO–09–09–26–2
Lac Channel NE–05–07–24–2
Lac Channel NO–05–07–24–2
Lac Chaplin NE–02–17–05–3
Lac Chaplin NE–12–17–06–3
Lac Chaplin NE–17–17–05–3
Lac Chaplin NE–26–16–05–3
Lac Chaplin NE–35–16–05–3
Lac Chaplin NO–01–17–05–3
Lac Chaplin NO–03–17–05–3
Lac Chaplin NO–07–17–05–3
Lac Chaplin NO–08–17–05–3
Lac Chaplin NO–14–17–06–3
Lac Chaplin NO–24–17–06–3
Lac Midtskogen NO–34–16–05–3
Lac Chaplin SE–02–17–05–3
Lac Chaplin SE–11–17–06–3
Lac Chaplin SE–12–17–06–3
Lac Chaplin SE–15–17–05–3
Lac Chaplin SE–17–17–05–3
Lac Chaplin SE–19–17–05–3
Lac Chaplin SE–21–17–05–3
Lac Chaplin SO–03–17–05–3
Lac Chaplin SO–07–17–05–3
Lac Chaplin SO–08–17–05–3
Lac Chaplin SO–10–17–05–3
Lac Chaplin SO–12–17–06–3
Lac Chaplin SO–14–17–06–3
Lac Chaplin SO–17–17–05–3
Lac Chaplin SO–26–16–05–3
Lac Coal Mine NE–04–05–23–2
Lac Coal Mine NO–04–05–23–2
Lac Coal Mine NO–34–04–23–2
Lac Dryboro NO–08–09–26–2
Lac East Coteau NE–14–01–19–2
Lac East Coteau SO–13–01–19–2
Rivière Poplar EstRéservoir CooksonSO–29–01–26–2
Lac Fife NE–15–03–29–2
Lac Fife SE–16–03–29–2
Lac Fife SO–15–03–29–2
Lac Fife SO–22–03–29–2
Lac Frederick NO–28–12–28–2
Lac Freefight SE–04–17–23–3
Lac Freshwater NO–08–42–28–3
Lac Freshwater SE–17–42–28–3
Lac Diefenbaker NE–04–24–06–3
Lac Diefenbaker NE–05–24–06–3
Lac Diefenbaker NE–09–24–04–3
Lac Diefenbaker NE–17–26–06–3
Lac Diefenbaker NE–20–25–06–3
Lac Diefenbaker NE–23–23–04–3
Lac Diefenbaker NE–26–26–07–3
Lac Diefenbaker NE–28–24–05–3
Lac Diefenbaker NE–30–26–06–3
Lac Diefenbaker NE–35–26–07–3
Lac Diefenbaker NO–04–24–06–3
Lac Diefenbaker NO–04–26–06–3
Lac Diefenbaker NO–05–24–06–3
Lac Diefenbaker NO–09–26–06–3
Lac Diefenbaker NO–20–26–06–3
Lac Diefenbaker NO–21–25–06–3
Lac Diefenbaker NO–27–23–04–3
Lac Diefenbaker NO–27–24–05–3
Lac Diefenbaker NO–27–25–06–3
Lac Diefenbaker NO–30–24–04–3
Lac Diefenbaker NO–33–23–04–3
Lac Diefenbaker SE–04–26–06–3
Lac Diefenbaker SE–08–24–06–3
Lac Diefenbaker SE–09–24–06–3
Lac Diefenbaker SE–14–24–07–3
Lac Diefenbaker SE–17–26–06–3
Lac Diefenbaker SE–23–25–06–3
Lac Diefenbaker SE–27–23–04–3
Lac Diefenbaker SE–30–26–06–3
Lac Diefenbaker SE–35–26–07–3
Lac Diefenbaker SO–09–26–06–3
Lac Diefenbaker SO–10–24–04–3
Lac Diefenbaker SO–13–24–07–3
Lac Diefenbaker SO–18–24–06–3
Lac Diefenbaker SO–20–26–06–3
Lac Diefenbaker SO–27–23–04–3
Lac Diefenbaker SO–29–25–06–3
Lac Last Mountain NO–14–27–24–2
Lac Manitou NE–04–44–26–3
Lac Manitou NO–02–43–26–3
Lac Manitou NO–08–44–26–3
Lac Manitou SE–04–44–26–3
Lac Manitou SE–18–44–26–3
Lac Manitou SO–04–44–26–3
Lac Manitou SO–11–43–26–3
Lac Old Wives NE–36–12–01–3
Lac Old Wives NO–02–14–29–2
Lac Old Wives NO–10–13–01–3
Lac Redberry NE–19–43–08–3
Lac Redberry SE–32–42–08–3
Lac Reed NE–33–16–08–3
Lac Reed SE–33–16–08–3
Lacs Reflex NO–33–42–28–3
Lacs Reflex SE–32–42–28–3
Lacs Reflex SO–03–43–28–3
Lacs Reflex SO–32–42–28–3
Lac Sandoff NE–36–01–17–2
Lac Sandoff NO–36–01–17–2
Lac Sandoff SO–01–02–17–2
Lac Shoe NE–17–09–25–2
Lac Shoe NO–17–09–25–2
Lac Shoe SE–20–09–25–2
Lac Shoe SO–20–09–25–2
Lac Shoe SO–21–09–25–2
Sans nomTerre humide 540 279 ou lac ButterflyNO–09–11–27–2
Sans nomTerre humide 540 279 ou lac ButterflySO–16–11–27–2
Sans nomTerre humide 705 056 ou lac ZarembaSE–01–09–26–2
Sans nomTerre humide 705 056 ou lac ZarembaSO–01–09–26–2
Sans nomTerre humide 840 020, lac Snail et 842 027SE–29–08–24–2
Sans nomTerre humide 842 027 ou lac BunnyhugNE–29–08–24–2
Sans nomTerre humide 846 992 ou lac Prairie ChickenNE–17–08–24–2
Sans nomTerre humide 846 992 ou lac Prairie ChickenNO–16–08–24–2
Sans nomTerre humide 870 825 ou lac HorizonNO–28–06–24–2
Sans nomTerre humide 870 825 ou lac HorizonSO–28–06–24–2
Sans nomTerre humide 870 825 ou lac HorizonNE–28–06–24–2
Lac Willow Bunch NE–24–05–26–2
Lac Willow Bunch NO–09–05–25–2
Lac Willow Bunch NO–12–06–27–2
Lac Willow Bunch SE–04–06–26–2
Lac Willow Bunch SO–05–06–26–2