Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Alberta [Proposition] 2009

Loi sur les espèces en péril
Série de Plans d’action
Adoption en vertu de l’article 51 de la LEP

Table des matières


Pluvier siffleur

Pluvier siffleur

La série de Plans d’action de la Loi sur les espèces en péril

Qu’est–ce que la Loi sur les espèces en péril (LEP)?

La LEP est la loi fédérale qui constitue l’une des pierres d’assise de l’effort national commun de protection et de conservation des espèces en péril au Canada. Elle est en vigueur depuis 2003 et vise, entre autres, à permettre le rétablissement des espèces sauvages qui, par suite de l'activité humaine, sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées.

Qu’est–ce que le rétablissement?

Dans le contexte de la conservation des espèces en péril, le rétablissement est le processus par lequel le déclin d’une espèce en voie de disparition, menacée ou disparue du pays est arrêté ou inversé et par lequel les menaces à sa survie sont éliminées ou réduites de façon à augmenter la probabilité de persistance de l’espèce à l’état sauvage. Une espèce sera considérée comme rétablie lorsque sa persistance à long terme à l’état sauvage aura été assurée.

Qu’est–ce qu’un plan d’action?

Selon la LEP, un plan d’action présente la planification détaillée du rétablissement élaborée dans le but d’appuyer l’orientation stratégique établie dans le programme de rétablissement de l’espèce. Le plan décrit ce qui doit être fait afin d’atteindre les buts et les objectifs du rétablissement établis dans le programme de rétablissement, y compris les mesures à prendre pour aborder les menaces et effectuer le suivi du rétablissement de l’espèce, ainsi que les mesures visant à protéger l’habitat essentiel de l’espèce. Les impacts socioéconomiques de la mise en œuvre du plan sont aussi évaluées. Des plans d’action supplémentaires particuliers à un projet et portant sur d’autres aspects de la mise en œuvre du rétablissement peuvent aussi être élaborés pour une espèce.

L’approche visant l’élaboration d’un programme de rétablissement, suivi d’un ou de plusieurs plans d’action, a été entérinée par toutes les provinces et tous les territoires ainsi que par le gouvernement fédéral. Les plans d’action sont l’occasion de réunir de nombreuses parties intéressées afin qu’elles travaillent ensemble à trouver des solutions créatives aux défis posés par le rétablissement. Les articles 47 à 55 de la LEP décrivent le contenu d’un plan d’action publié dans la présente série ainsi que le processus requis pour l’élaborer.

Et ensuite?

Les recommandations contenues dans le plan d’action prévoient la participation des compétences, des collectivités, des utilisateurs des terres et des autres parties intéressées à la mise en œuvre des activités de conservation qui mèneront au rétablissement de l’espèce. Le manque de certitude scientifique ne doit pas être prétexte à retarder la prise de mesures efficientes visant à prévenir la disparition ou le déclin d’une espèce.

La série de Plans d’action

Cette série présente les plans d’action élaborés ou adoptés par le gouvernement fédéral dans le cadre de la LEP. De nouveaux documents s’ajouteront régulièrement à mesure que de nouvelles espèces seront inscrites à la Liste des espèces en péril et que les plans d’action existants seront mis à jour.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur la Loi sur les espèces en péril et les initiatives de conservation, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Alberta [Proposition] 2009

En vertu de l'Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont accepté de travailler ensemble pour établir des mesures législatives, des programmes et des politiques pour assurer la protection des espèces sauvages en péril au Canada.

Dans l’esprit de collaboration de l’Accord, le gouvernement de l'Alberta a donné au gouvernement du Canada la permission d'adopter le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 (Annexe 1) en tant que plan d’action en vertu de l’article 51 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Environnement Canada a inclus une addition afin que le présent plan d’action réponde aux exigences de la LEP.

Suivant la période d'appel de commentaires de 60 jours et de l’affichage final ultérieur du présent document, et jusqu'à ce que le ministre fédéral de l'Environnement en décide autrement ou que le Ministère du développement durable des ressources de l’Alberta modifie officiellement le document, le plan de rétablissement de l’Alberta accompagné de l’addition d’Environnement Canada constitue le plan d’action du ministre de l'Environnement du Canada pour cette espèce.

2009

Le présent plan d’action pour le Pluvier siffleur en Alberta se compose de deux parties :

  • Addition au Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010, préparée par Environnement Canada.
  • Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010, préparé par l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta pour le Développement durable des ressources de l’Alberta

Référence recommandée :

Environnement Canada. 2009. Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Alberta [Proposition], Série de Plans d’action de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, ii + 11 p. avec annexe.

Exemplaires supplémentaires :

Il est possible de télécharger des exemplaires de la présente publication à partir du Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : Judie Shore ©

Also available in English under the title:
“Action Plan for the Piping Plover (Charadrius melodus circumcinctus) in Alberta [Proposed]”

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2009. Tous droits réservés.
ISBN  
No. de catalogue

Le contenu (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Addition au Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 [2009]

DÉCLARATION

Le présent plan d’action pour Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus a été adopté de l’Alberta, tel qu’il est décrit dans la préface. Environnement Canada a revu le document et l’accepte comme un plan d’action pour le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus, tel que l’exige la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le présent plan peut faire partie d’un ensemble de plans d’action détaillant les mesures de rétablissement particulières à prendre pour appuyer la conservation de l’espèce.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des recommandations formulées dans le présent plan. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement Canada ou toute autre compétence. Dans l’esprit de l’Accord pour la protection des espèces en péril, le ministre de l’Environnement invite toutes les Canadiennes et tous les Canadiens à se joindre à Environnement Canada pour appuyer le plan et le mettre en œuvre, pour le bien du Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus et de l’ensemble de la société canadienne. Environnement Canada s’appliquera à appuyer la mise en œuvre du présent plan, compte tenu des ressources disponibles et des diverses priorités à l’égard de la conservation des espèces en péril. Il continuera d’assurer un rôle de leadership en tant que président de l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies et à titre de membre de l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta. Le ministre rendra compte des progrès réalisés, ainsi que des impacts écologiques et socioéconomiques du plan, d’ici cinq ans, tel que l’exige la LEP.

COMPÉTENCES RESPONSABLES

Gouvernement de l’Alberta
Environnement Canada

ÉNONCÉ D’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE STRATÉGIQUE

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée dans le cadre de tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à la Directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des plans peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le plan lui–même, mais également résumés ci–dessous.

Le présent plan d’action favorisera clairement l’environnement en encourageant le rétablissement du Pluvier siffleur. La possibilité que le plan produise par inadvertance des effets négatifs sur d’autres espèces a été envisagée. L’EES a permis de conclure que le présent plan sera clairement favorable à l’environnement et n’entraînera pas d’effets négatifs significatifs. Le lecteur devrait consulter plus particulièrement les sections pertinentes du Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta (c.–à–d. biologie de l’espèce, menaces et facteurs limitatifs, plan d’action et considérations de nature socioéconomique) et de l’addition au plan de rétablissement (c.–à–d. effets sur les espèces non ciblées et évaluation socioéconomique).

PRÉFACE

Le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus est un oiseau migrateur visé par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, et sa gestion relève de la compétence du gouvernement fédéral. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP, article 47), le ministre compétent est tenu d’élaborer, pour les espèces qui sont inscrites aux catégories « disparue du pays », « en voie de disparition » ou « menacée », des plans d’action qui sont fondés sur le programme de rétablissement. Le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus a été désigné comme espèce « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2001 et officiellement inscrit en vertu de la LEP en juin 2003. En Alberta, il est désigné en voie de disparition (endangered) en vertu de la Wildlife Act de l’Alberta. Le ministère du Développement durable des ressources de l’Alberta a dirigé l’élaboration du plan de rétablissement de l’Alberta pour l’espèce, en collaboration avec le Service canadien de la faune, Région des Prairies et du Nord, Environnement Canada, et d’autres organismes. Environnement Canada a élaboré des sections additionnelles afin de satisfaire à toutes les exigences prévues par la LEP et d’autres lois et pour permettre au ministre de l’Environnement d’adopter le document de l’Alberta comme Plan d’action pour le Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) en Alberta. Le plan d’action satisfait aux exigences de la LEP en matière de contenu et de processus (articles 48 et 49). Il s’agit de l’un des quatre plans d’action qui donnent un aperçu des mesures requises pour mettre en œuvre le programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada.

1. SYNOPSIS DU PROGRAMME DE RÉTABLISSEMENT ET MISE À JOUR

1.1 Programme de rétablissement associé

Environnement Canada. 2006. Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, vii + 32 p.

Environnement Canada. 2007. Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, 12 p.

1.2 évaluation de l’espèce par le COSEPAC

Date de l’évaluation : Mai 2001

Nom commun (population) : Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus

Nom scientifique : Charadrius melodus circumcinctus

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Le nombre d’individus de cette sous–espèce qui se reproduisent au Canada est petit et la population est en déclin. Le succès de reproduction est faible, surtout pendant les années de sécheresse. Les nids se perdent régulièrement en raison d’inondations. La qualité de l’habitat de reproduction baisse dans de nombreux endroits.

Présence au Canada : Alberta, Saskatchewan, Manitoba, Ontario

Historique du statut selon le COSEPAC : L'espèce a été considérée comme une unité et a été désignée « menacée » en avril 1978. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en avril 1985. En mai 2001, l’espèce a été réexaminée et divisée en deux groupes selon les sous–espèces. La sous–espèce circumcinctus a été désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

1.3 Description de l’espèce

Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus) est un petit oiseau de rivage migrateur au dos et à la tête de la couleur du sable sec, à la partie inférieure blanche et aux pattes orange. En plumage nuptial, son bec court est orange et se termine par une pointe noire, une bande noire relie ses deux yeux, et sa poitrine se pare d’un collier noir (Haig, 1992). Le Pluvier siffleur est reconnaissable à son sifflement aigu et à sa propension à se reproduire sur des plages de sable ou de gravier à découvert (Goossen et al., 2002).

1.4 Populations et répartition

Le Pluvier siffleur se divise en deux sous–espèces : le C. m. melodus de l’Atlantique et le C. m. circumcinctus de l’intérieur des terres (AOU, 1957). La sous–espèce circumcinctus comprend la population des Prairies canadiennes et celle des Grands Lacs. Au Canada, le C. m. circumcinctus se rencontre en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario. à l’issue du recensement international du Pluvier siffleur (International Piping Plover Census) de 2001, l’effectif de la population des Grands Lacs et de celle des Grandes Plaines du Nord et des Prairies a été estimé à 3 026 adultes. De ce nombre, 974 adultes (32 %) se trouvaient au Canada, tous les couples reproducteurs enregistrés provenant de la population des Prairies et aucun, de la population des Grands Lacs (Ferland et Haig, 2002).

Population et répartition en Alberta

En 2006, 274 Pluviers siffleurs ont été dénombrés en Alberta dans le cadre du recensement international du Pluvier siffleur (D. Prescott, données inédites). Le Pluvier siffleur se trouve chaque année dans la partie méridionale de la province, habituellement sur environ 20 lacs. La reproduction a été enregistrée dans 51 des 85 terres humides où l’espèce a été observée (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2006).

1.5 Menaces

La population de Pluviers siffleurs est petite et vastement répartie, et elle subit des menaces persistantes. Les principales menaces à son rétablissement sont la prédation, la perte d’habitat et les perturbations anthropiques.

1.6 Buts et objectifs pour le Pluvier siffleur

1.6.1 Buts

Le but à long terme du rétablissement du C. m. circumcinctus est d’établir une population viable 1, autosuffisante et largement disséminée dans l’aire de répartition actuelle des Prairies, ainsi que de réétablir le Pluvier siffleur dans son aire de répartition historique du sud de l’Ontario.

1 Une population viable se caractérise par des probabilités de disparition de moins de 5 % d’ici les 100 prochaines années (U.S. Fish and Wildlife Service, 1996).

1.6.2 Objectifs en matière de population et de répartition

Population des Prairies canadiennes

Pour la population des Prairies canadiennes, le but du rétablissement est un effectif de 1 626 Pluviers siffleurs adultes. Ce chiffre est fondé sur des estimations et/ou des dénombrements provinciaux historiques. L’objectif de population sera considéré comme atteint s’il est réalisé au cours de trois recensements internationaux consécutifs (c’est–à–dire sur une période de 11 ans). Les cibles minimums pour les populations (adultes) de chaque province sont les suivantes : Alberta, 300; Saskatchewan, 1 200; Manitoba, 120 et Ontario (lac des Bois), 6.

Population des Grands Lacs du Canada

Le réétablissement du Pluvier siffleur dans la partie canadienne des Grands Lacs dépendra du succès de la population de la partie américaine des Grands Lacs. Il est trop tôt pour établir un objectif de population pour le rétablissement de cette population, car jusqu’en 2007, aucune reproduction n’avait eu lieu du côté canadien des Grands Lacs depuis 1977 (Lambert, 1987). à l’été 2007, sur une plage de la bande riveraine du lac Huron, un couple s’est reproduit avec succès, et trois oisillons ont pris leur premier envol. L’objectif actuel est d’assurer la protection de l’habitat grâce à une intendance active et le suivi de l’habitat de reproduction historique ainsi que de tout individu ou couple reproducteur qui pourrait s’y trouver.

1.6.3 Objectifs du rétablissement

  1. Mettre à jour le statut de la population des Prairies (nombre et répartition).
  2. Accroître les connaissances sur la dynamique des populations et les prédateurs.
  3. Atteindre et maintenir un taux d’envol du nid d’au moins 1,25 oisillon par couple par année pour les sites gérés.
  4. Désigner l’habitat essentiel et protéger l’habitat essentiel dans la mesure du possible par des mesures de conservation conjointes.
  5. Appuyer les pratiques, les politiques et les lois de conservation pertinentes.
  6. Assurer une protection efficace de l’habitat d’hivernage par des initiatives internationales.
  7. Préparer le réétablissement potentiel de la population canadienne des Grands Lacs.

Le présent plan d’action ne vise que le Pluvier siffleur de l’Alberta et, par conséquent, ne traite pas des objectifs précités et tirés du programme de rétablissement et qui visent l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce au Canada (consulter la section Portée du plan d’action pour de plus amples renseignements).

1.7 Habitat essentiel abordé dans le programme de rétablissement

Dans l’Addenda à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur circumcinctus au Canada (Environnement Canada, 2007), l’habitat essentiel a été désigné dans 43 quarts de section de 13 bassins en Alberta. On peut trouver plus de détails sur la méthodologie utilisée, la désignation et la description de l’habitat essentiel dans le Programme de rétablissement (Environnement Canada, 2006) et dans l’Addenda (Environnement Canada, 2007).

2. ACTIVITÉS DE RÉTABLISSEMENT

2.1 Portée du plan d’action

Le présent plan d’action présente un aperçu des activités de rétablissement pour le Pluvier siffleur en Alberta seulement. Cependant, ces activités contribuent à la mise en œuvre du programme de rétablissement de portée plus générale du gouvernement fédéral pour la sous–espèce circumcinctus. Les activités présentées dans le présent plan d’action contribuent à l’atteinte des cinq objectifs suivants du programme de rétablissement : mettre à jour le statut dans les Prairies du Canada; accroître les connaissances sur la dynamique des populations et les prédateurs; atteindre et maintenir un taux d’envol du nid d’au moins 1,25 oisillon par couple par année pour les sites gérés; désigner l’habitat essentiel et protéger l’habitat essentiel dans la mesure du possible par des mesures de conservation conjointes; appuyer les pratiques, les politiques et les lois de conservation pertinentes.

2.2 Activités et mesures de rendement

Les activités de rétablissement du Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctusen Alberta sont décrites dans le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2006). Les mesures visant à évaluer les effets des activités prises pour le rétablissement du Pluvier siffleur sont indiquées comme mesures de rendement dans le tableau 1. Les activités de rétablissement proposées pourraient être modifiées en fonction de nouvelles connaissances ou de nouvelles occasions.

Tableau 1. Mesures de rendement des objectifs du rétablissement énumérés dans le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta.
Objectif du rétablissementMesures de rendement
(Les chiffres renvoient aux sections correspondantes de l’annexe 1)
Gestion et protection de l’habitat
  • De nouveaux sites du Pluvier siffleur ont été désignés et protégés au moyen d’avis de protection (protective notations) et de l’intendance, au besoin (8.1, 1.).
  • Le chef de l’équipe de rétablissement agit à titre de personne–ressource en ce qui concerne les préoccupations du secteur industriel (8.1,2.).
  • De nouveaux accords ont été conclus, et des activités d’accords de coopération ont été mises en œuvre (8.1, 3., 4.).
  • L’habitat, particulièrement l’habitat essentiel, a fait l’objet d’un suivi pour vérifier la qualité de l’habitat, les menaces et les possibilités de gestion (8.1,5.).
  • L’efficacité de la gestion a été évaluée sur les sites existants par l’évaluation de la qualité de l’habitat et des menaces (8.1, 6.).
Amélioration de la productivité
  • La productivité a été accrue grâce à l’utilisation d’exclos contre les prédateurs et d’autres mesures dissuasives (8.2, 1., 2.).
  • Les résultats de la productivité ont été présentés dans le rapport annuel (8.2, 3.).
Information et sensibilisation
  • L’information a été diffusée par l’intermédiaire de divers médias, de présentations, d’affiches, de personnes–ressources et d’un bulletin (8.3, 1.–3.).
Suivi des populations et recherche
  • Vingt–cinq lacs ont fait l’objet d’un suivi annuel pour vérifier la présence des adultes et des couvées, y compris tous les lacs comprenant de l’habitat essentiel (8.4, 1.).
  • Recensement international du Pluvier siffleur de 2006 : la coordination et la participation de l’Alberta ont été réalisées (8.4, 2.).
  • Des relevés aériens ont été réalisés en 2006 pour appuyer les activités internationales de recensement, et au cours d’autres années où des changements importants dans les conditions de l’eau sont survenus dans les terres humides (8.4, 3.).
  • Un système de classification de la qualité de l’habitat et des menaces a été élaboré pour évaluer l’efficacité de la gestion du rétablissement (8.4, 4.).
  • Des prédateurs ont été identifiés grâce à l’imagerie numérique pour améliorer la gestion en vue d’une productivité accrue du Pluvier siffleur (8.4, 5.).
  • Des Pluviers siffleurs ont été bagués et les lieux où ces individus ont été observés à nouveau ont été enregistrés (8.4, 6.).
  • La collaboration avec des initiatives régionales, nationales et internationales a été réalisée (8.4, 7.).
Gestion et administration du plan
  • Des réunions annuelles de l’équipe de rétablissement de l’Alberta ont été tenues, liaison avec l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies et d’autres organismes pertinents a été continuée et les résultats des réunions ont été distribués (8.5, 1., 3.).
  • Les activités de rétablissement ont fait l’objet d’un suivi et d’une évaluation et de nouvelles activités ont été élaborées au besoin (8.5, 2.).
  • Les données ont été stockées annuellement dans les bases de données pertinentes (8.5, 4.).
  • Le rapport annuel sur les activités du plan de rétablissement a été préparé et diffusé (8.5, 5.).
Acquisition de ressources
  • Demandes de financement effectuées par le truchement de collaborateurs gouvernementaux et non gouvernementaux, ainsi que du secteur industriel (8.6, 1.).
  • Une formation a été donnée au personnel sur le terrain et aux organismes partenaires actifs (8.6, 2.).

2.3 Habitat essentiel

2.3.1 Désignation de l’habitat essentiel abordée par le plan d’action

Aucun habitat essentiel additionnel n’est désigné dans le présent plan d’action.

2.3.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

En raison de la nature dynamique de l’habitat et des populations du Pluvier siffleur et comme des relevés additionnels sont effectués en Alberta, Environnement Canada prévoit la désignation possible d’habitat essentiel additionnel ou que certains des sites désignés auparavant comme habitat essentiel ne soient plus considérés. Les étapes nécessaires à cette fin sont précisées dans le tableau 2.

Tableau 2. Calendrier des études visant à désigner d’autre habitat essentiel.
Description de l’activitéRésultatéchéancier
1. Examiner la situation des lacs et des terres humides connus pour soutenir le Pluvier siffleur et identifier les quarts de section devant faire l’objet de relevés additionnels pour vérifier s’ils satisfont aux critères d’habitat essentiel.De nouvelles terres humides pouvant potentiellement compter de l’habitat essentiel sont identifiées, et des mesures sont prises pour en faire le relevé.2008–2010
2. Mener des recensements et obtenir les coordonnées géographiques de l’emplacement du Pluvier siffleur et des nids sur des terres humides devant faire l’objet de relevés additionnels afin d’aider à identifier les quarts de section comprenant de l’habitat essentiel.Dénombrement des Pluviers siffleurs et enregistrement de leurs emplacements dans des bassins spécifiques pour aider à évaluer s’ils satisfont aux critères du quart de section.2008–2010
3. Mettre à jour la liste du nouvel habitat essentiel proposé.De l’habitat essentiel additionnel est désigné ou des emplacements existants d’habitat essentiel sont retirés de la liste selon les réévaluations.2010
4. Examiner et préciser les critères d’habitat essentiel au besoin et présenter pour approbation le nouvel habitat essentiel proposé dans le cadre du prochain programme de rétablissement révisé.La réévaluation des critères d’habitat essentiel donne lieu à l’évaluation et au contrôle de la qualité. Le nouvel habitat essentiel du Pluvier siffleur est présenté pour approbation.2010

2.4 Protection de l’habitat essentiel

On trouve dans le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta (2005–2010) une description des mesures de protection de l’habitat essentiel déjà en place ou proposées.

3. EFFETS SUR LES ESPèCES NON CIBLéES

Les activités précisées dans le présent plan d’action n’auront pas d’effets néfastes sur la survie, la répartition ou l’abondance d’autres espèces. La plupart des activités de rétablissement recommandées visent une bande étroite d’habitat sur des terres humides et touchent peu d’espèces de l’Alberta. Les oiseaux de rivage en migration et en reproduction profiteront des mesures de protection ou d’intendance de l’habitat des terres humides qui sont recommandées dans le présent plan. On ne prévoit pas que la restriction de l’accès des prédateurs aux œufs et aux oisillons du Pluvier au moyen d’exclos aura un effet important sur les populations de prédateurs (Environnement Canada, 2006). Les espèces de bétail profiteront probablement du présent plan en grande partie par le truchement d’une gestion améliorée du bétail.

4. éVALUATION SOCIOéCONOMIQUE

Introduction

La LEP exige que les plans d’action fournissent une évaluation des répercussions socioéconomiques et des avantages en découlant (alinéa 49(1)e)). La présente section du Plan d’action pour le Pluvier siffleur en Alberta contient une description et une estimation des coûts et des avantages liés à la mise en œuvre du plan.

En 2001, le Pluvier siffleur de la sous–espèce circumcinctus a été désigné « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). On trouve la majeure partie de la population de Pluviers siffleurs de l’Alberta dans l’écozone des Prairies, dans la moitié sud de la province, où l’agriculture est la principale activité d’utilisation des terres. Le nombre moyen de Pluviers siffleurs observés en Alberta lors des quatre recensements internationaux (1991–2006) était de 220 ± 65 (écart type) adultes. Le but d’atteindre une population de 300 Pluviers siffleurs adultes à l’échelle de la province au cours de trois recensements internationaux consécutifs (Environnement Canada, 2006) n’a donc pas encore été atteint. Des Pluviers siffleurs ont été observés sur 85 terres humides en Alberta (voir la carte à l’annexe 2 du Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010). En 2007, on a désigné l’habitat essentiel dans 43 quarts de section, sur 13 lacs (Environnement Canada, 2007). Le gouvernement provincial est propriétaire de toutes les bandes riveraines de ces quarts de section, puisqu’elles sont situées entre la ligne des eaux et la ligne des hautes eaux ordinaires et sont protégées par la Public Lands Act de l’Alberta. On trouve sur la plupart des quarts de section (23 sur 43) des zones sèches qui sont des terres publiques; environ 19 % des terres sont privées et environ 28 % sont partiellement privées (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2006). L’habitat n’est pas un facteur limitatif pour le Pluvier siffleur en Alberta, et les menaces dans cette province pour l’habitat de reproduction sont relativement minimes. La prédation des œufs et des oisillons est le principal facteur limitatif au succès de reproduction.

Coûts

Coûts directs
Les coûts de mise en œuvre (y compris les services en nature) pour 2005–2010 sont estimés à 897 000 $. Cependant, les coûts pour le reste de la durée actuelle du plan (2009–2010) sont estimés à 175 000 $ (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2006). Il semblerait que divers organismes participeront au financement et à la mise en oeuvre de ces activités.

Les coûts–avantages pour les propriétaires fonciers et les locataires sont abordés à la section 10 du Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta 2005–2010 (annexe 1).

Le gouvernement de l’Alberta a déterminé les coûts à partir des coûts historiques connus des activités du programme, des estimations et des services en nature. Les coûts–avantages pour les propriétaires fonciers et les locataires n’ont pas été pris en compte dans la détermination des coûts de mise en œuvre (D. Prescott, comm. pers.). Les activités d’intendance liées à l’installation de clôtures et à des sources d’abreuvement de rechange sont généralement assumées par les organismes de conservation. Les propriétaires fonciers ou les locataires offrent parfois de la main d’œuvre et des services en nature pour achever les projets. Le fait d’empêcher le bétail d’accéder aux terres humides où le Pluvier siffleur se reproduit peut représenter des coûts limités pour les producteurs. La qualité du fourrage est généralement faible sur les rives végétalisées; par conséquent, toute perte d’habitat de pâturage sur les plages alcalines aura peu de conséquences pour l’industrie de l’élevage. Le bétail peut utiliser les habitats riverains pour éviter les morsures d’insectes, mais il n’est pas prévu que la perte d’accès aux bandes riveraines diminue de façon importante le poids du bétail ni affecte grandement sa santé. Les coûts pour l’industrie pétrolière et gazière devraient être très faibles, car on prévoit très peu d’activités dans les lacs ou sur leurs rives en raison de la protection prévue par la loi de ces terres publiques.

La mise en œuvre intensive du premier plan de rétablissement en Alberta (2002–2004) a permis l’application d’avis de protection dans 135 quarts de terres publiques et de plans de gestion visant 30 lacs fréquentés par le Pluvier siffleur, l’établissement de contacts avec plus de 330 propriétaires fonciers et de chalets, l’amélioration de l’habitat à 11 lacs et la mise en place du refuge saisonnier du lac Muriel. En outre, la productivité durable du Pluvier siffleur a dépassé (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005) le seuil proposé de 1,25 oisillon à l’envol par couple (Larson et al., 2002). Les coûts relatifs aux avis et aux propriétaires fonciers sont estimés à 6 000 $ pour le reste de la durée du plus récent Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, à 20 000 $ pour les accords de collaboration et à 100 000 $ pour les améliorations de l’habitat. Il est estimé que les coûts seront faibles pour les propriétaires fonciers et les locataires, en raison du nombre relativement peu élevé d’utilisateurs des terres (~ 40), de l’envergure modeste des mesures proposées visant le Pluvier siffleur et des changements déjà en cours concernant la sensibilisation accrue aux besoins de l’espèce. Il est probable que pour les utilisateurs des terres la perception qu’il y a un coût diminuera au fur et à mesure que des comportements durables sont mieux intégrés à la gestion de l’utilisation des terres.

Coûts indirects
Parmi les conséquences socioéconomiques possibles découlant de la mise en œuvre du plan, citons la modification des périodes d’activités d’utilisation des terres ou leur restriction occasionnelle, ainsi que la restriction mineure des activités récréatives. Ces effets sont plutôt considérés comme des inconvénients ou exigent des changements de comportements en vue d’une utilisation plus durable des terres. Il est prévu que les coûts socioéconomiques seront faibles et que le nombre de parties potentiellement touchées sera limité. Jusqu’à présent, l’expérience en Alberta a montré que les conflits potentiels entre l’aménagement et ses répercussions possibles sur le Pluvier siffleur ont toujours eu des issues établies d’un commun accord permettant l’achèvement réussi des projets d’aménagement (D. Prescott, comm. pers.).
Avantages
Les avantages possibles comprennent l’amélioration de l’habitat de pâturage et l’accroissement de la biodiversité (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2006). L’exclusion du bétail des terres humides au moyen de clôtures permet aux éleveurs de mieux diriger leurs bêtes vers des zones de fourrage de qualité, empêchant ainsi le bétail d’accéder à des eaux alcalines insalubres et de rester coincé dans des lits de lacs vaseux. La restriction de l’accès du bétail à la végétation riveraine permet aux plantes de croître naturellement pendant l’été; si le bétail est libéré dans les habitats riverains ou près de ceux–ci à l’automne, il a accès à une biomasse végétale plus importante qu’au printemps. Les bandes riveraines non perturbées offrent une biodiversité de l’habitat et des espèces plus grande que celles qui ont été piétinées et dénudées de leur couvert végétal. Le rétablissement et la gestion efficaces du Pluvier siffleur, à l’aide d’outils législatifs et d’intendance, permettront de rétablir l’espèce en Alberta plus rapidement que les activités de mise en œuvre inefficaces. Cela représentera une économie de coûts pour les organismes de conservation qui investissent des ressources dans la protection et le rétablissement de l’espèce. Le plan met également de l’avant une approche conjointe de partenariat favorisant le partage de connaissances et l’évaluation du programme.

La majorité des Albertains aiment observer la nature (Groupe de travail fédéral–provincial–territorial, 1999); certains citoyens et touristes souhaiteront observer le Pluvier siffleur. On s’attend, cependant, à ce que les retombées économiques pour les entreprises locales et le gouvernement provincial soient faibles, car la demande touristique entourant l’espèce est limitée et il est difficile de savoir où repérer des individus. Les lacs fréquentés par les Pluviers sont généralement éloignés des principaux centres urbains, l’accès aux sites n’est pas simple et l’autorisation des propriétaires fonciers est souvent nécessaire pour accéder à la plupart des terres humides d’intérêt.

5. Plans associés

Au Canada, le C. m. circumcinctus se rencontre dans quatre provinces : l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l’Ontario. Des plans d’action sont en préparation pour chacune de ces compétences dans le but de mettre en œuvre des activités de rétablissement du Pluvier siffleur. Environnement Canada a préparé un plan d’action pour le Pluvier siffleur en Saskatchewan en collaboration avec Saskatchewan Environment, lequel plan devrait être affiché prochainement. Le plan d’action du Manitoba est actuellement préparé par Environnement Canada en association avec Manitoba Conservation. Environnement Canada prépare le plan d’action de l’Ontario en collaboration avec le gouvernement provincial et d’autres partenaires.

6. Références

Alberta Agriculture and Food. 2007. Agriculture Statistics Factsheet, Alberta Agriculture and Food, Economic and Competitive Division (en anglais seulement)

Alberta Finance. 2007. Alberta Facts Brochure 2007, Alberta Government, Finance (en anglais seulement)

Alberta Government. 2007. Tourism statistics, Alberta Government (en anglais seulement)

Alberta Piping Plover Recovery Team. 2005. Implementation of the Alberta Piping Plover Recovery Plan, 2002–2004: final program report, Alberta Sustainable Resource Development, Fish and Wildlife Division, Alberta Species at Risk Report No. 99, Edmonton, Alberta, 14 p. plus annexe.

Alberta Piping Plover Recovery Team. 2006. Alberta Piping Plover Recovery Plan, 2005–2010, Alberta Sustainable Resource Development, Fish and Wildlife Division, Alberta Species at Risk Recovery Plan No. 10. Edmonton, Alberta, 27 p.

Environnement Canada. 2006. Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, 32 p.

Environnement Canada. 2007. Addendum à la version finale du Programme de rétablissement du Pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus) au Canada portant sur la désignation de l’habitat essentiel, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, 12 p.

Groupe de travail fédéral–provincial–territorial. 1999. L’importance de la nature pour les Canadiens : Rapport sommaire de l’Enquête, Environnement Canada, Ottawa, 46 p. plus annexes.

Larson, M.A., M.R. Ryan et R.K. Murphy. 2002. Population viability of Piping Plovers: effects of predator exclusion, Journal of Wildlife Management 66: 361–371.

Statistique Canada. 2007. Produit intérieur brut en termes de dépenses, par province et territoire, Statistique Canada

Swinnerton, G.S. 1993. The Alberta park system. Policy and planning, pages 111–136 in P. Dearden et R. Rollins (éd.) Parks and protected areas in Canada, Oxford University Press, Toronto, 336 p.

Annexe 1– Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010

TABLE DES MATIèRES


Plan de rétablissement des espèces en péril de l’Alberta no 10

Annexe 1 - Table des matières

Plage de gravierpluvier siffleur sur son nidPersonne installant des poteaux

Alberta

Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010

Préparé par :

L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta

David R. C. Prescott (responsable de l’équipe), Alberta Fish and Wildlife Division
Michael Barr, Canards Illimités Canada/Plan nord–américain de gestion de la sauvagine de l’Alberta
Lance C. Engley, Alberta Conservation Association
J. Paul Goossen, Service canadien de la faune
Gerald A. Haekel, Alberta Public Lands and Forest Division
D. Edward Hofman, Alberta Fish and Wildlife Division
B. Craig Horner, Alberta Beef Producers
Dug Major, Special Areas Board
Dave Moore, Alberta Fish and Wildlife Division
Tara Worobetz, Conservation de la nature Canada

Juin 2006

Alberta

Publication no I/239
ISBN : 0-7785–4536–9 (version anglaise imprimée)
ISBN : 0–7785–4537–7 (version anglaise en ligne)
ISSN : 1702–4897 (version anglaise imprimée)
ISSN : 1702–4900 (version anglaise en ligne)

Photos de la page couverture : D. Prescott (gauche), G. Court (milieu), D. Sturgess (droite)

Pour obtenir un exemplaire du présent rapport, veuillez vous adresser au

Information Centre – Publications
Alberta Sustainable Resource Development
Main Floor, Great West Life Building
9920 – 108 Street
Edmonton, Alberta, Canada T5K 2M4
Téléphone : 780–422–2079

OU

Visitez le site Web du programme sur les espèce en péril (en anglais seulement)

La publication anglaise peut être citée sous le titre :

Alberta Piping Plover Recovery Team.  2006.  Alberta Piping Plover Recovery Plan, 2005–2010.  Alberta Sustainable Resource Development, Fish and Wildlife Division, Alberta Species at Risk Recovery Plan No. 10.  Edmonton, AB.   27 pp.

PRéFACE

Annexe 1 - Table des matières

Les Albertains ont la chance de vivre dans la même province qu’une variété d’espèces sauvages. En général, les populations de la plupart des espèces végétales et animales de la province sont en santé et sécurisées. Toutefois, un petit nombre d’espèces sont soit rares à l’état naturel ou en péril en raison des activités des humains. Les plans de rétablissement jettent les bases de la coopération entre le gouvernement et les intervenants pour s’assurer de réhabiliter ou de maintenir ces espèces et leurs populations pour les générations futures.

L’engagement de l’Alberta envers l,’Accord pour la protection des espèces en péril et le Cadre national pour la conservation des espèces en péril, conjugué avec les exigences établies en vertu de la Wildlife Act de l’Alberta et de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral, a mené à l’élaboration d’un programme de rétablissement provincial. Le but d’ensemble du programme de rétablissement est de réhabiliter les espèces désignées comme menacées ou en voie de disparition afin que leurs populations deviennent viables et autosuffisantes en Alberta.

Les plans de rétablissement des espèces en péril de l’Alberta sont préparés sous la supervision de la Division de la pêche et de la faune du Développement durable des ressources de l’Alberta. Ces plans de rétablissement sont préparés par des équipes de rétablissement composées d’une diversité d’intervenants, notamment d’organismes de conservation, d’industries, de propriétaires fonciers, d’utilisateurs des ressources, d’universités, d’agences gouvernementales et autres. La participation se fait par invitation de la part du directeur de la Gestion de la faune et comporte des représentants des divers intérêts spécifiques à chaque espèce et chaque circonstance. La conservation et la gestion de ces espèces continuent tout au long de la préparation du plan de rétablissement.

Les plans de rétablissement comportent trois parties principales : des renseignements de base portant sur la biologie de l’espèce, les tendances de la population et les menaces, une section sur le rétablissement qui donne un aperçu des buts, des objectifs et des stratégies pour aborder les menaces et un plan d’action dans lequel on énonce les mesures prioritaires nécessaires pour maintenir ou réhabiliter les espèces menacées ou en voie de disparition.

L’équipe de rétablissement remet ces plans à titre d’avis au ministre du Développement durable des ressources (le ministre, le ministère) et à tous les Albertains. Le Ministère, les autres ministères provinciaux, selon le cas, et le Endangered Species Conservation Committee (ESCC) [comité de conservation des espèces en péril] de l’Alberta passent en revue les versions préliminaires des plans de rétablissement et fournissent des recommandations au ministre. On offre de plus au public l’occasion d’examiner les plans de rétablissement.

Les plans approuvés contiennent un résumé de l’engagement du Ministère à travailler avec les intervenants concernés pour coordonner et mettre en œuvre les mesures de conservation nécessaires pour réhabiliter ou maintenir ces espèces. Les plans de rétablissement sont des documents « évolutifs » et sont révisés à mesure que les conditions changent ou que les circonstances le justifient. La mise en œuvre de chaque plan de rétablissement dépend de la disponibilité des ressources, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement.

Le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 a été revu par le comité de conservation des espèces en péril en octobre 2005, lequel a ensuite recommandé au ministre que le plan soit approuvé tel quel et mis en œuvre. Au début de 2006, le ministre a approuvé le plan de rétablissement et a chargé le Ministère de la mise en œuvre du plan afin d’orienter le programme de rétablissement continu pour les Pluviers siffleurs en Alberta.

REMERCIEMENTS

Annexe 1 - Table des matières

Les membres de l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta remercient leurs organismes respectifs d’avoir offert leur appui en nature pour la préparation du présent plan. Nous remercions également deux anciens membres qui ont grandement participé à la gestion des pluviers en Alberta au cours des dernières années et dont les idées ont permis de donner forme au plan actuel : Tom Sadler (Canards Illimités Canada) et Laurel Murphy (Conservation de la nature Canada). Dan Sturgess et Roy Schmelzeisen (Alberta Conservation Association) ont joué un rôle déterminant quant à la mise en œuvre et au succès du premier plan de rétablissement, et leur participation à l’élaboration du nouveau plan a été précieuse. Nous remercions également Jake Bureyko (Division des terres publiques et des forêts de l’Alberta) d’avoir fourni des renseignements sur les propriétaires des zones d’« habitat essentiel », et Kelley Kissner (Division de la pêche et de la faune de l’Alberta) d’avoir réuni la plupart des renseignements de base contenus dans le présent document.

Le financement provenant du programme sur les espèces en péril du Développement durable des ressources de l’Alberta a appuyé la préparation du Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010.

SOMMAIRE

Annexe 1 - Table des matières

Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus) est un petit oiseau de rivage qui se reproduit sur les plages de sable ou de gravier de la côte de l’Atlantique, et des rives des Grands Lacs et des lacs des Grandes Plaines. Les individus de cette espèce passent l’hiver le long du sud–est de la côte de l’Atlantique et de la côte du golfe du Mexique, y compris dans certaines îles des Caraïbes. Il y a moins de 6 000 individus au sein de l’aire de répartition de l’Amérique du Nord, et environ un tiers de ce nombre se reproduisent au Canada. L’aire de répartition et la taille de la population de cette espèce ont diminué au cours des dernières décennies, et le Pluvier siffleur est inscrit comme espèce en voie de disparition dans la plupart des parties de son aire de répartition, y compris au Canada, aux termes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Le taux de prédation qui augmente et les perturbations ou la détérioration de l’habitat en raison de l’utilisation des bandes riveraines à des fins agricoles, industrielles et récréatives contribuent au déclin de la population.

En Alberta, on a observé des Pluviers siffleurs à au moins 85 lacs de la moitié australe de la province, la reproduction ayant été confirmée sur les bandes riveraines de 51 lacs. La répartition des populations dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce varie chaque année et est déterminée par les conditions locales de l’eau des lacs. Chaque année, on peut observer l’espèce à environ vingt lacs de la province. Au cours des cinq dernières années, la population provinciale a compté environ 150 individus, dont la plupart ont été observés dans la forêt–parc à trembles et les régions boréales du nord–est.

En février 2000, le Pluvier siffleur a été inscrit comme espèce en voie de disparition (Endangered) en Alberta en raison de la faible taille de la population (moins de 250 individus), des menaces pesant sur l’habitat et de l’incapacité des mesures de gestion en place à augmenter le niveau de la population. Peu de temps après, le ministre du Développement durable des ressources a mis en branle des mesures de rétablissement en émettant une déclaration intitulée Initial Action Statement (déclaration de mesures initiales) et en mettant sur pied une équipe de rétablissement comportant des intervenants multiples, laquelle conseillerait le Ministre sur toutes les questions touchant la conservation du Pluvier siffleur dans la province. Cette équipe a rédigé le plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2002–2004 (Alberta Piping Plover Recovery Plan, 2002–2004) dont l’objectif était de rétablir les populations de Pluviers siffleurs en Alberta par des mesures de protection des nids et de conservation de l’habitat par le truchement d’initiatives de collaboration avec les utilisateurs des terres. La mise en œuvre de ce plan de rétablissement est maintenant terminée. Les mesures de gestion ont mené à une réduction des impacts des activités anthropiques sur l’habitat des pluviers et a entraîné une productivité qui a atteint ou surpassé l’objectif ciblé de 1,25 oisillon par couple par année. Le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 est la continuité des activités de rétablissement et de conservation des Pluviers siffleurs en Alberta.

Les principes suivants servent de lignes directrices au plan de rétablissement : 1) le rétablissement des Pluviers siffleurs en Alberta est à la fois possible et souhaitable; 2) une perte de l’habitat et d’individus est inacceptable; 3) il est essentiel d’établir une approche coopérative avec les propriétaires fonciers, les secteurs d’activités industrielles et les autres organismes; 4) les mesures de gestion feront appel à des outils qui apporteront les bienfaits les plus immédiats aux Pluviers siffleurs et qui seront fondés sur la meilleure information disponible; 5) les propriétaires fonciers et les titulaires de domaine à bail ne seront pas indûment touchés par les coûts associés aux mesures de rétablissement; 6) les activités se limiteront à un petit nombre de mesures efficaces et réalisables; 7) les mesures de rétablissement suivront une approche de gestion qui soit écosystémique (holistique); 8) les activités de gestion de la prédation seront accomplies de manière passive; 9) le processus de rétablissement sera guidé par le concept de gestion adaptative.

Le but de rétablissement de l’Alberta est d’obtenir une population moyenne à long terme de 300 Pluviers siffleurs bien répartis au sein de leur aire de répartition historique dans la province. Au cours de la mise en œuvre du Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010, les objectifs sont les suivants :

  1. Réduire les impacts des activités anthropiques sur la quantité et la qualité d’habitat du Pluvier siffleur;
  2. Utiliser toutes les techniques de gestion possibles pour obtenir un taux d’envol médian supérieur à 1,25 oisillon par couple par année dans la province;
  3. Sensibiliser davantage le public aux Pluviers siffleurs et aux mesures de gestion afférentes en Alberta;
  4. Surveiller l’évolution des mesures de gestion passées et actuelles dans la province.

Le but et les objectifs du plan de rétablissement seront réalisés grâce à la mise en œuvre de six stratégies distinctes (gestion et protection de l’habitat, amélioration de la productivité, information et sensibilisation, suivi de la population et recherche, administration et gestion du plan, et acquisition des ressources) qui seront appliquées concurremment au cours de la période de cinq ans du plan. On expose en détail une série de mesures précises dans chacun de ces domaines stratégiques, ainsi que les coûts prévus et les organismes responsables.

La gestion aura lieu dans toutes les régions de la province où l’on observe les pluviers, mais sera concentrée particulièrement dans les régions désignées comme « habitat essentiel » au rétablissement de cette espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. En Alberta, les endroits proposés comme habitat essentiel incluent les bandes riveraines publiques de 43 quarts de section de terre de 13 lacs (Akasu, Baxter, Birch, « Chain Lake #4 », Dowling, Handhills, Killarney, Little Fish, Muriel, « Piper », Red Deer, Sunken et « West » Reflex). Ces endroits sont proposés comme habitat essentiel en fonction de la fréquence et de l’ampleur de l’utilisation par les Pluviers siffleurs au cours des 15 dernières années, et de l’importance de leur contribution à l’atteinte du but de rétablissement provincial. Deux lacs additionnels (le lac « Rider » et la baie Rockeling) satisfont aux critères de désignation au niveau du bassin, mais, actuellement, on ne détient pas suffisamment de renseignements pour proposer des quarts de section de bandes riveraines à titre d’habitat essentiel.

Le coût d’ensemble des mesures énoncées dans le plan de rétablissement est de 897 000 $ sur cinq ans et comprend tant le financement en argent que les appuis « en nature », essentiels au rétablissement. Divers organismes seront invités à participer au financement et à la mise en œuvre des initiatives de rétablissement.

1.0 INTRODUCTION

Annexe 1 - Table des matières

1.1 Situation provinciale et fédérale

En février 2000, le ministre du Développement durable des ressources a approuvé le reclassement du Pluvier siffleur d’espèce menacée (Threatened) à espèce en voie de disparition (Endangered) à l’annexe 6 du Wildlife Regulation de la Wildlife Act de l’Alberta, selon la recommandation du comité de conservation des espèces en péril (ESCC). La révision de la situation de l’espèce a été fondée sur la très petite taille de la population de Pluviers siffleurs en Alberta (moins de 250 individus), sur les menaces persistantes sur l’habitat et sur l’incapacité des mesures de gestion récentes à accroître le niveau de la population. La déclaration de mesures initiales (Initial Action Statement) du ministre précisait qu’un plan de rétablissement serait préparé dans les 24 mois, que les organismes ayant un intérêt quelconque dans les questions touchant le Pluvier siffleur devraient être invités à participer à la planification du rétablissement et qu’il faudrait rendre disponibles suffisamment de ressources pour appuyer les mesures de conservation essentielles. En outre, on y trouvait la recommandation voulant que les systèmes gouvernementaux de gestion de l’utilisation des terres soient renforcés sur les terres publiques pour prévenir la perte de nids, et que la gestion assure la protection des nids (et des habitats associés) par le truchement de communications directes avec les propriétaires fonciers ou les détenteurs de concessions publiques afin de faciliter la conservation volontaire et/ou la négociation de stratégies de gestion concertée. En 2002, le plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2002–2004 (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2002) a été élaboré de manière à englober les directives contenues dans la déclaration de mesures initiales. La mise en œuvre des mesures de rétablissement énoncées dans le plan a contribué à réduire les impacts des activités anthropiques sur l’habitat des pluviers et permis d’atteindre ou de surpasser les buts énoncés en matière de productivité (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 constitue une continuité et une amélioration des activités de rétablissement et de conservation des Pluviers siffleurs en Alberta.

à l’échelle nationale, le Pluvier siffleur a été classé espèce en voie de disparition en 2001 en raison du petit nombre de couples reproducteurs au Canada, de la diminution de la taille de la population et de la qualité de l’habitat et du faible succès de reproduction (COSEPAC, 2005). L’espèce est maintenant inscrite à la liste légale en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. En 2002, le Plan national de rétablissement du Pluvier siffleur a été publié (Goossen et al., 2002) et un programme national de rétablissement du Pluvier siffleur est presque terminé (Martens et Goossen, en préparation). Le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010devrait être conforme à la LEP et compatible avec les initiatives de rétablissement et de conservation énoncées dans le Plan national de rétablissement et le programme national de rétablissement.

1.2 équipe de rétablissement

L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta a été mise sur pied par le ministre du Développement durable des ressources et elle reçoit ses lignes directrices opérationnelles et l’approbation du directeur de la Gestion de la faune. La principale responsabilité de l’équipe consiste à faciliter la conservation et le rétablissement des Pluviers siffleurs en Alberta et à donner des conseils d’experts au ministre sur la gestion de cette espèce en voie de disparition. L’équipe est également responsable de la rédaction et de la mise à jour du plan de rétablissement et d’en diriger la mise en œuvre, tout en fournissant avis et commentaires à l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies sur la gestion des Pluviers siffleurs en Alberta. L’équipe ne s’occupe pas directement de la mise en œuvre des mesures de rétablissement, bien que les membres de l’équipe et les organismes qu’ils représentent participent aux initiatives de rétablissement. En raison de la nature des questions de rétablissement, qui touchent des intervenants multiples, la constitution de l’équipe demeure dynamique et vise la meilleure représentation des parties concernées. L’équipe encouragera et facilitera la participation de toutes les parties intéressées au rétablissement des Pluviers siffleurs en Alberta, dans la mesure du possible, et présentera chaque année un rapport sur les progrès réalisés dans le cadre du programme de rétablissement. 

2.0 BIOLOGIE DE L’ESPèCE

Annexe 1 - Table des matières

2.1 Biologie de la reproduction

Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus) est un petit oiseau de rivage de la taille d’une grive, caractérisé par sa coloration de sable sec unique, son « sifflement » aigu et sa propension à se reproduire sur des plages de sable ou de gravier à découvert (Goossen et al., 2002). On reconnaît trois populations de reproduction distinctes : celle de la côte de l’Atlantique (C. m. melodus), celle des Grands Lacs et celle des Grandes Plaines (C. m. circumcinctus). Les oiseaux qui se reproduisent sur la côte de l’Atlantique ont tendance à passer l’hiver dans les régions côtières du sud–est des états–Unis, de la Virginie à la Floride, alors que les deux populations qui se reproduisent à l’intérieur des terres hivernent généralement de la Floride au nord du Mexique (Haig, 1992). Le retour des bagues indique que de nombreux oiseaux de l’Alberta hivernent près de la frontière entre le Texas et le Mexique (Prescott et Engley, en préparation). La population continentale compte moins de 6 000 individus, dont environ le tiers se reproduit au Canada (Plissner et Haig, 1997; Ferland et Haig, 2002). La taille de la population et de l’aire de répartition du Pluvier siffleur a diminué en Amérique du Nord au cours des dernières décennies. L’espèce n’est plus considérée comme une espèce nicheuse en Illinois, en Indiana, en Ohio, en Pennsylvanie et au New Hampshire, et les niveaux de populations sont maintenant extrêmement faibles en Ontario et en Iowa (Haig, 1992; Goossen et al., 2002).

En Alberta, les Pluviers siffleurs arrivent dans leurs aires de reproduction à la fin du mois d’avril (Pinel et al., 1991; Heckbert, 1994, Heckbert et Cantelon, 1996). Le mâle établit son territoire et attire une partenaire en se livrant à une combinaison de parades en vol et au sol. Les couvées contiennent généralement quatre œufs (Whyte, 1985; Haig, 1992). Le début de couvaison le plus tardif enregistré en Alberta se situe entre le 6 et le 10 juillet (Alberta Fish and Wildlife Division, 1991), mais peu de nids sont établis après la mi–juin (Prescott et Engley, en préparation.). Le mâle et la femelle se partagent l’incubation des œufs, qui dure de 26 à 28 jours (Haig, 1992). Les oisillons quittent le nid quelques heures à peine après l’éclosion (Haig, 1992), et ils peuvent se maintenir en vol dès qu’ils atteignent de 18 à 25 jours (Cairns, 1982; Whyte, 1985; Prindiville Gaines et Ryan, 1988; Murphy et al., 1999). La plupart des individus quittent les Prairies canadiennes pour leurs aires d’hivernage au plus tard la première semaine d’août (Wershler et Wallis, 1987).

Le succès de reproduction du Pluvier siffleur varie grandement d’un lac à l’autre et d’une année à l’autre (Goossen, 1994; Prescott et Engley, en préparation). Les femelles sont en mesure de se reproduire à un an et peuvent nidifier de nouveau si les œufs ont été détruits tôt dans la saison, mais on a observé qu’elles ne produisent qu’une seule couvée par année (Haig et Oring, 1988a; Bottitta et al., 1997). Les estimations du taux de succès d’envol calculés entre 2001 et 2004 en Alberta varient de 1,22 à 1,67 jeune par couple (Prescott et Engley, en préparation, Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Ce qui est considérablement plus élevé que l’estimation antérieure de 0,50 jeune par couple dans la province (Richardson, 1999). L’augmentation du taux de succès d’envol est attribuable en grande partie aux efforts visant à réduire la prédation des nids (exclos contre les prédateurs) et à l’intendance de l’habitat que pratiquent les propriétaires fonciers et autres intervenants (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Divers modèles ont permis d’estimer que des niveaux minimaux de productivité de 1,13 à 1,7 jeune par couple sont nécessaires au maintien de populations stables dans les Grandes Plaines (Ryan et al., 1993; Plissner et Haig, 2000). Le modèle le plus récent indique qu’une productivité médiane de 1,25 oisillon par couple par année est requise (Larson et al., 2000).

Les estimations de la fidélité des Pluviers siffleurs à leurs aires de reproduction dans les Grandes Plaines varient de 42 % à 71 % pour les adultes, mais sont généralement de moins de 14 % pour les juvéniles (Whyte, 1985; Haig et Oring, 1988a,b; Goossen, 1989; Root et al., 1992). Haig et Oring (1988b) ont démontré que la fidélité à l’aire de reproduction est plus élevée dans les régions où il y a de grandes quantités d’habitat de reproduction convenable. On a observé que d’une saison de reproduction à l’autre, les individus pouvaient se disperser de près de 1 500 km (Haig et Oring, 1988b). On retrouve dans la province même plus de 90 % des oiseaux préalablement bagués en Alberta pendant la saison de reproduction (Prescott et Engley, en préparation), ce qui indique que les initiatives de gestion et les fonds ciblant la population de pluviers de l’Alberta profitent directement aux individus locaux.

2.2 Habitat

En Alberta, le Pluvier siffleur habite généralement sur les bandes riveraines et sur les îles de grands lacs alcalins (Prescott, 1997). La reproduction a généralement lieu sur les substrats de gravier dans des zones où il y a des plages relativement larges à couverture végétale clairsemée. La disponibilité de substrats de nidification convenables pour les Pluviers siffleurs dépend des variations du niveau de l’eau des lacs de nidification. Des crues périodiques peuvent réduire la largeur des plages et limiter temporairement la disponibilité de l’habitat de nidification, mais le retrait ultérieur des eaux expose des dépôts de gravier qui fournissent par la suite un habitat de reproduction non végétalisé pendant plusieurs années. De telles variations des niveaux de l’eau sont propres aux écosystèmes de prairies. La disponibilité de l’habitat pour les pluviers et la présence de populations de reproduction locales ainsi que leur taille peuvent par conséquent varier grandement d’une année à l’autre (Prescott 2001a).

2.3 Taille, répartition et tendances de la population en Alberta

La distribution des Pluviers siffleurs en Alberta est sur une large étendue, mais elle est clairsemée. Quatre relevés importants ont été menés dans la province. En 1986, on a relevé 288 pluviers sur 28 plans d’eau (Wershler et Wallis, 1987). En 1991, le premier recensement international du Pluvier siffleur a été effectué en Amérique du Nord. En Alberta, 48 plans d’eau ont fait l’objet d’un relevé, et 180 pluviers ont été enregistrés (Hofman, 1994). Le recensement international suivant a eu lieu en 1996 et incluait 103 lacs, et 276 pluviers ont été enregistrés dans 31 sites (Bjorge, 1997). Au cours du recensement international de 2001, un total de 126 lacs ont fait l’objet d’un relevé, et 150 individus ont été enregistrés à 23 lacs (Prescott, 2001b). Les populations de bon nombre des lacs « traditionnels » importants étaient beaucoup moins élevées que les années précédentes, malgré les conditions acceptables des habitats (Prescott, 2001b). Dans l’ensemble, en 2001, la population de la province avait connu un déclin de 47,9 % depuis 1986 et de 45,7 % depuis 1996. L’ampleur de ces déclins est sans aucun doute sous–estimée, puisque les relevés et le niveau d’habileté des observateurs ont augmenté à chaque relevé (Prescott, 2001b).

Des relevés annuels de la plupart des lacs où l’on sait qu’il y a un habitat convenable ont été effectués depuis 2002. Au cours de la première année, 44 lacs ont fait l’objet d’un relevé et 141 pluviers ont été enregistrés à 19 lacs (Engley et Schmelzeisen, 2002). En 2003, 152 pluviers ont été observés à 23 des 33 lacs ayant fait l’objet d’un relevé (Schmelzeisen et Engley, 2003). En 2004, 134 pluviers ont été enregistrés à 21 des 38 lacs ayant fait l’objet d’un relevé (Engley et al., 2004). Ces données laissent supposer que la population de la province a été relativement stable depuis le dernier recensement international.

à ce jour, on a observé des Pluviers siffleurs à au moins 85 lacs de la province (annexes 1 et 2). Bien que l’on continue de trouver de nouveaux plans d’eau où vivent des pluviers, on présume avoir repéré la plupart des bassins convenables pour les pluviers. à ce jour, on a pu confirmer qu’il y avait reproduction sur les rives de 51 de ces lacs (annexe 1). Toutefois, les changements des conditions de l’habitat signifient qu’il n’y a pas de couples reproducteurs à chacun des lacs, au cours d’une année donnée. La population de Pluviers siffleurs de l’Alberta a eu tendance à se déplacer vers le nord au cours de la dernière décennie, à mesure que les bassins de la région des prairies de l’Alberta ont été touchés par la sécheresse (Prescott et Engley, en préparation). Depuis le début des années 2000, on a observé la plupart des Pluviers siffleurs de l’Alberta sur les lacs alcalins de la sous–région de prairie–parc centrale et dans les parties adjacentes de la sous–région mixte sèche au nord, et au sud, de la sous–région de fétuque du Nord (Prescott, 2001b; Engley et Schmelzeisen, 2002; Schmelzeisen et Engley, 2003; Engley et al., 2004; voir Achuff, 1994, pour obtenir une description des régions et sous–régions naturelles en Alberta).

3.0 MENACES ET FACTEURS LIMITATIFS

Annexe 1 - Table des matières

On considère comme des facteurs limitatifs les conditions qui dégradent le caractère convenable de l’habitat, réduisent la survie des jeunes ou des adultes ou réduisent le succès de nidification des adultes une fois qu’ils sont établis à un site (Prescott, 1997). D’un point de vue de gestion, il est important de bien comprendre ces facteurs, car ils permettent de désigner les mécanismes grâce auxquels on peut réaliser le rétablissement du Pluvier siffleur. On a désigné les facteurs limitatifs examinés ci–dessous comme des facteurs touchant les populations de Pluviers siffleurs en Alberta (Wershler, 1992; Prescott, 1997; Goossen et al., 2002; Westworth et al.; 2004). Les mesures de gestion qui ont été utilisées pour atténuer certains de ces facteurs sont également énumérées. Cependant, toutes les mesures ne s’appliquent pas au rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, ou ne sont pas réalisables.

3.1 Prédation

La prédation des œufs et des oisillons constitue le facteur le plus important de l’échec de reproduction chez le Pluvier siffleur des Grandes Plaines. Richardson (1999) a observé que 64 % des tentatives de reproduction en Alberta avaient échoué en raison de la déprédation. Des analyses récentes donnent à penser que depuis 1994, la probabilité d’éclosion dans un nid non protégé n’est que de 29 % (Engley et Prescott, 2004; Prescott et Engley, en préparation), Un taux qui est apparemment plus faible en Alberta que partout ailleurs en Amérique du Nord. Il est très rare que l’on puisse observer des cas de prédation, et on en sait très peu également sur les types de prédateurs (Haig et al., 1988). En Alberta, les Corneilles d’Amérique (Heckbert, 1994) et les mouettes et goélands (Heckbert et Cantelon, 1996) sont le plus souvent en cause. Toutefois, dans le centre de l’Amérique du Nord, on a également observé les espèces suivantes comme prédateurs des œufs ou des oisillons (ou du moins on les a soupçonnées de le faire) : Pie d’Amérique, Quiscale bronzé, carouges, Grand Corbeau, Grand–duc d’Amérique, Busard Saint–Martin, Faucon émerillon, spermophile, mouffette, vison, renard roux, coyote, raton laveur, belette, cerf de Virginie et chien domestique (Whyte, 1985; Espie et al., 1992; Murphy et al., 2003; Ivan et Murphy, 2005).

Bien que la perte d’œufs et d’oisillons à cause des prédateurs soit un processus naturel, on constate que les populations de mouettes et goélands, de renards et de mouffettes ont augmenté dans certaines régions en raison de l’urbanisation et de l’utilisation des plages à des fins récréatives (Haig, 1985). On en sait encore très peu sur la mortalité chez les adultes. Toutefois, on sait que le vison, le renard roux, le Faucon pèlerin, la Buse à queue rousse, le Grand–duc d’Amérique et le Faucon émerillon sont des prédateurs des adultes (Haig, 1992; Michaud et Prescott, 1999; Murphy et al. 2003). Les outils de gestion disponibles pour diminuer la prédation des nids et/ou des adultes sont notamment le retrait des prédateurs, la destruction des nids de branches en dehors de la saison de reproduction, l’installation de clôtures électriques et l’utilisation d’exclos contre les prédateurs autour des nids (Schmelzeisen et al., 2004). Un projet d’exclos contre les prédateurs mis sur pied en Alberta en 1996 a permis de démontrer que le taux de succès d’envol des nids ainsi protégés était de plus de deux fois supérieur à celui des nids non protégés (Richardson, 1999). Des initiatives plus récentes visant à réduire la prédation des nids ont connu au moins autant de succès. Le succès au nid pendant la mise en œuvre du premier plan de rétablissement (2002–2004) a varié de 87 à 98 % pour les nids protégés par des exclos et de 43 à 55 % pour les nids non protégés par des exclos (Engley and Schmelzeisen, 2002; Engley et al., 2004; Schmelzeisen et Engley, 2003).

3.2 Pâturage du bétail

Le bétail peut perturber les substrats de nidification, interférer avec le comportement habituel de nidification des individus déjà établis et directement détruire des œufs. De plus, les jeunes pluviers peuvent tomber dans les profondes ornières laissées par les sabots des animaux et y rester piégés (Wershler et Wallis, 1987; Hofman, 1992). En outre, la construction d’étangs–réservoirs près des bandes riveraines peut dégrader les plages de nidification, modifier l’hydrologie du bassin et accélérer l’empiètement par la végétation (Heckbert, 1994). Les études ont démontré que le succès de nidification était plus faible sur les terres où il y avait du bétail (Prindiville Gaines et Ryan, 1988; Hofman, 1992). On doit noter, cependant, que le pâturage réduit la végétation sur les bandes riveraines. On a récemment utilisé le pâturage contrôlé pour ralentir le taux d’empiètement de la végétation et ainsi améliorer la qualité de l’habitat au lac Little Fish dans le sud de l’Alberta (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005).

Au cours du recensement international du Pluvier siffleur de 2001, on a évalué que le pâturage constituait une menace potentielle pesant sur 66,3 % de tous les lacs ayant fait l’objet d’un relevé et sur 69,6 % des lacs où l’on trouvait des pluviers en Alberta (Pescott, 2001b). Ces données sont relativement cohérentes avec celles du recensement de 1991 (66,7 %; recalculé d’après Hofman, 1994) et de 1996 (82,6 %; Bjorge et Murphy, 2004). Malgré les effets potentiellement néfastes du bétail sur les populations de pluviers, on peut réduire les impacts grâce à des mesures efficaces et peu coûteuses comme l’installation de clôtures, l’établissement de nouvelles sources d’eau et les pratiques de pâturage différé. Des campagnes accrues de sensibilisation des intervenants et d’intendance de l’habitat menées depuis 2002 ont permis de réduire considérablement la menace que constitue le pâturage sur la population de pluviers de l’Alberta (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005).

3.3 Activités récréatives et perturbations anthropiques

Les balades hors route en véhicules motorisés (véhicules tout terrain) ou non motorisés ainsi que l’utilisation des plages à des fins récréatives peuvent avoir des conséquences sur les pluviers en détruisant directement les nids et les œufs ou en nuisant à l’établissement de leur territoire et à d’autres comportements de reproduction (Cairns, 1982; Flemming et al., 1988; Haig et al., 1988). Au cours du recensement international du Pluvier siffleur de 2001, les véhicules motorisés constituaient une menace pesant sur 18,6 % de tous les lacs ayant fait l’objet d’un relevé en Alberta et sur 34,8 % des lacs qui abritaient des Pluviers siffleurs. De façon similaire, il a été établi que l’utilisation à des fins récréatives ou résidentielles avait une incidence sur 12,8 % des lacs ayant fait l’objet d’un relevé et sur 26,1 % des lacs abritant des pluviers (Prescott, 2001b). Depuis la fin des années 1990, on trouve des projets d’aménagement de chalets aux deux lacs où l’on trouve les plus grandes populations de Pluviers siffleurs en Alberta (le lac « West » Reflex et, plus particulièrement, le lac Muriel). Les activités de gestion destinées à réduire la perturbation par les humains comprennent habituellement l’installation de signalisation d’interprétation et de mise en garde, ainsi que des communications avec les groupes d’usagers pour accroître la sensibilisation du public aux pluviers et aux exigences en matière de conservation. Cependant, il est nécessaire, à l’occasion, d’imposer des restrictions quant à l’utilisation des bandes riveraines, comme au lac Muriel, où l’on a créé en 2003 un sanctuaire d’espèces sauvages saisonnier pour empêcher la perturbation pour les pluviers (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005)

3.4 Empiètement de la végétation

La création d’un habitat de nidification convenable pour les Pluviers siffleurs requiert des niveaux d’eau élevés et bas en alternance, pour retirer la végétation et exposer les substrats de gravier sur les plages où les pluviers se reproduisent (Prescott, 1997). à mesure que l’eau se retire, la végétation envahit lentement les substrats jusqu’à ce que l’habitat ne convienne plus à la nidification, à moins que la plage ne soit régénérée par des périodes de crue des eaux. Bien qu’un tel empiètement arrive naturellement, les activités d’origine anthropique (c.–à–d. pâturage du bétail et gestion des eaux) peuvent avoir une incidence sur le taux et l’étendue de la croissance des plantes. La stabilisation des plans d’eau visant à améliorer les possibilités d’activités récréatives constitue une situation particulièrement préoccupante. De tels projets diminuent grandement la probabilité de périodes de crue des eaux et réduisent ainsi à long terme le caractère convenable de l’habitat pour les pluviers. L’un des exemples en Alberta est le lac Buffalo, où la stabilisation des années 1990 a entraîné une perte de la qualité de l’habitat au lac « Rider » et à la baie Rockeling adjacents, qui abritaient des populations importantes de pluviers dans les années 1980 et au début des années 1990 (Goossen et al., 2000). Des projets de stabilisation ont également été proposés pour d’autres lacs à pluviers en Alberta (p. ex. au lac Little Fish [Goossen, 1994]).

Les outils de gestion utilisés pour réduire l’empiètement de la végétation sont notamment le brûlage, l’utilisation d’herbicides, la perturbation mécanique du sol et le pâturage en automne et en hiver. On a tenté d’utiliser le brûlage à la baie Rockeling au milieu des années 1990, avec un succès limité. On a récemment enlevé mécaniquement la végétation au lac Red Deer, et on pratique actuellement le pâturage d’automne au lac Little Fish comme méthode de gestion de l’habitat (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Ces techniques ont permis d’améliorer légèrement l’habitat des pluviers, mais ne réussissent par à renverser complètement la progression normale de l’empiètement de la végétation sur les bandes riveraines.

3.5 Développement industriel

Les activités industrielles (principalement l’exploration et l’extraction des ressources pétrolières et gazières) autour des sites de reproduction des pluviers pourraient polluer l’eau et les bandes riveraines, réduire les niveaux d’eau ou entraver la dynamique des eaux souterraines et éliminer la végétation environnante (Wershler, 1992). Les impacts directs de l’exploitation pétrolière et gazière sur l’habitat des pluviers ne sont pas très bien documentés, mais on a observé des activités à proximité de plusieurs sites de reproduction en Alberta. Au cours du recensement international du Pluvier siffleur de 2001, on a évalué que les activités industrielles, notamment l’exploration et l’extraction du pétrole, constituaient une menace potentielle sur 10,5 % de tous les lacs de l’Alberta ayant fait l’objet d’un relevé et 13,0 % des lacs abritant des Pluviers siffleurs (Prescott, 2001b). Les principaux moyens de réduire les effets du développement industriel sont notamment l’affichage d’avis de protection sur les terres publiques pour alerter les promoteurs de la présence d’une espèce en péril, et l’application de restrictions temporelles et de marges de recul qui réduisent les perturbations pour les oiseaux reproducteurs et leur habitat (Alberta Fish and Wildlife Division, 2001). à ce jour, on a affiché des avis de protection sur les lits et les rives de douze plans d’eau en Alberta. De plus, le système de recommandations s’est révélé utile à l’obtention de l’appui des exploitants industriels pour limiter les impacts du développement sur l’habitat des pluviers (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005).

3.6 Activités de gestion des eaux

Les projets visant à stabiliser les niveaux d’eau afin d’augmenter les possibilités d’activités récréatives peuvent éliminer les fluctuations naturelles du niveau des eaux qui sont nécessaires à l’habitat de nidification (voir ci–dessus). Toutefois, les niveaux d’eau dans la plupart des grands bassins de retenue ne sont pas statiques, et les changements saisonniers du niveau de l’eau permettent la création de substrats de nidifications qui conviennent au Pluvier siffleur. En général, le niveau de l’eau monte au printemps lorsque la neige fond, puis baisse au cours de l’été à mesure que l’on satisfait aux demandes en matière d’irrigation et d’hydroélectricité. Si l’habitat convenable est exposé lorsque les pluviers établissent leur territoire (au début du mois de mai), la crue subséquente de l’eau peut détruire les nids et réduire ou éliminer l’habitat nécessaire à l’élevage de la couvée (Espie et al., 1992; Jung et al., 1998). En Alberta, les fluctuations du niveau de l’eau attribuables aux pratiques d’irrigation sont reconnues pour avoir eu une incidence sur la reproduction des pluviers au lac Keho (Wershler, 1992). Heureusement, les Pluviers siffleurs n’utilisent pas beaucoup les réservoirs dans la province (Prescott, 2001b); par contre, en Saskatchewan et aux états–Unis, les pertes de nids dans les réservoirs sont élevées (Goossen et al., 2002). En 2001, lors du recensement international du Pluvier siffleur, on a constaté que les activités de gestion de l’eau constituaient une menace potentielle pour 8,1 % des lacs de l’Alberta ayant fait l’objet d’un relevé et pour 8,7 % des lacs abritant des pluviers (Prescott, 2001b).

3.7 Autre facteurs

Divers autres facteurs peuvent avoir une incidence sur les populations de Pluviers siffleurs. Cependant, bon nombre de ces facteurs sont soit imprévisibles ou impossibles à contrôler ou à atténuer. Par exemple, de grosses tempêtes peuvent entraîner la perte de nids et réduire le succès d’envol (Murphy et al., 1995; Michaud et Prescott, 1999). De plus, comme les Pluviers siffleurs ne passent que 30 % de leur cycle annuel sur les territoires de reproduction, la mortalité des adultes survient probablement en grande partie dans les aires d’hivernage ou au cours de la migration (Root et al., 1992). Ainsi, des événements qui ont lieu à l’extérieur de la province peuvent avoir un impact important sur les populations locales de Pluviers siffleurs.

Les effets cumulatifs de plusieurs facteurs limitatifs indépendants les uns des autres peuvent constituer une menace additionnelle pour les populations de Pluviers siffleurs. C’est pourquoi, même si l’effet négatif indépendant d’un facteur semble faible, il peut néanmoins constituer une menace significative pour la population, lorsqu’il est combiné à d’autres facteurs. Les effets cumulatifs de plusieurs facteurs peuvent réduire considérablement la qualité de l’habitat des Pluviers siffleurs. En référence à la population de l’Alberta, Prescott (2004) indique qu’il y a probablement suffisamment d’habitat structurel pour maintenir la population, mais que la qualité de l’habitat se détériore lentement en raison de l’augmentation de la prédation et d’une diversité de perturbations de nature anthropique.

4.0 HABITAT ESSENTIEL

Annexe 1 - Table des matières

4.1 Désignation

L’habitat essentiel est défini comme étant « L’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite » (Loi sur les espèces en péril, article 2). L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta reconnaît que tout l’habitat des pluviers en Alberta devrait faire l’objet de mesures de gestion et de protection. Toutefois, l’équipe reconnaît également qu’un sous–ensemble spécifique de sites dans la province est particulièrement important en matière de protection, en raison de la fréquence et de l’importance de l’utilisation par les pluviers et de la contribution de ce sous–ensemble à l’atteinte des objectifs de gestion provinciaux. En se fondant sur les critères minimums énoncés dans le programme national de rétablissement du Pluvier siffleur (Martens et Goossen, en préparation), on utilisera les critères suivants pour déterminer les lacs qui contiennent de l’habitat essentiel en Alberta :

  1. une période flottante de 15 ans (commençant en 1991) pour évaluer la situation du site;
  2. au moins cinq années de données de relevés au cours de cette période de 15 ans;
  3. un nombre moyen d’au moins 4 pluviers adultes sur un lac donné pour l’ensemble des relevés.

Selon les renseignements recueillis de 1991 à 2004 au cours des relevés, 15 lacs de l’Alberta satisfont à ces critères : Akasu, Baxter, Birch, Chain Lake #4, Dowling, Handhills, Killarney, Little Fish, Muriel, « Piper », Red Deer, « Rider », baie Rockeling, Sunken et « West » Reflex (consulter les annexes 1 et 2 pour les emplacements). Selon les tailles de population maximales enregistrées à ces lacs (annexe 2), les 15 plans d’eau proposés pour la désignation ont, ensemble, le potentiel de soutenir 464 Pluviers siffleurs, ce qui est 56 % plus élevé que le but provincial de rétablissement de 300 adultes (voir section 7.3).

En raison des exigences particulières des pluviers en matière d’habitat (voir section 2.2), les bandes riveraines des lacs identifiés ne seront pas toutes considérées comme essentielles au rétablissement de l’espèce. Les critères suivants serviront à désigner des segments spécifiques de l’habitat essentiel sur les 15 lacs :

  1. Utilisation des bandes riveraines par au moins deux couples (au moins quatre adultes ou deux nids) pendant au moins deux saisons de reproduction au cours d’une période de 15 ans; ou
  2. Toute utilisation documentée (reproduction probable ou confirmée) pendant au moins 4 saisons pendant la période de 15 ans.

Dans tous les cas, le segment particulier d’habitat essentiel sur les lacs identifiés sera défini au niveau du quart de section et comprendra la zone située entre la ligne des eaux et la marque normale des hautes eaux.

En se fondant sur les données des relevés de 1991 à 2004, 43 quarts de section sur 13 des 15 lacs essentiels satisfont à ces critères (annexe 3). Aucun quart de section spécifique ne satisfait aux critères sur le lac « Rider » ou la baie Rockeling. Les Pluviers siffleurs sont pour ainsi dire absents de ces deux bassins depuis le milieu des années 1990, et les relevés antérieurs ne faisaient pas état des emplacements spécifiques des bandes riveraines occupées. Les renseignements requis pour délimiter les segments spécifiques d’habitat essentiel deviendront disponibles lorsque les populations reviendront sur ces lacs, si elles le font. Toutefois, il faut remarquer que la stabilisation du lac Buffalo, qui est adjacent à cette zone, peut avoir altéré l’hydrologie des ces régions de manière telle qu’elles soient désormais moins convenables à la reproduction du Pluvier siffleur qu’auparavant.

Une analyse des données des titres de propriété indique que les bandes riveraines des 43 quarts de section désignés sont classées comme étant le lit et la rive et sont donc propriété domaniale de la province (annexe 3). Bon nombre de ces quarts de section (20 sur 43) sont adjacents à des zones sèches qui sont entièrement ou partiellement sous régime de propriété privée (annexe 3). Afin de préserver l’anonymat des propriétaires fonciers qui coopèrent ou de ceux qui sont à proximité, et de réduire les perturbations anthropiques potentielles de ces importants sites de reproduction des pluviers, les segments d’habitat essentiel ne sont pas spécifiquement identifiés dans le présent rapport. Les quarts de section désignés de chaque lac sont indiqués de façon générique par un code alphabétique (voir annexe 3).

Parce que l’habitat du pluvier est dynamique, les populations passent d’un lac à l’autre et d’un site à l’autre sur une base annuelle. C’est pourquoi la liste des lacs et des sites sur les lacs qui satisfont aux critères de désignation à titre d’habitat essentiel sera examinée à tous les cinq ans à l’échelle des Prairies (Martens et Goossen, en préparation).

4.2 Destruction de l’habitat essentiel

La Loi sur les espèces en péril stipule que l’habitat essentiel d’une espèce inscrite à la liste légale doit être « protégé efficacement » contre la destruction. Dans le cas du Pluvier siffleur, on définit la destruction comme la « perte directe, indirecte ou cumulative de structure d’habitat essentiel ou la perte complète de fonction qui empêchent temporairement ou de manière permanente son utilisation par le Pluvier siffleur » (Martens et Goossen, en préparation). Un certain nombre d’activités pourraient entraîner la destruction de l’habitat essentiel. Il s’agit, entre autres, des activités agricoles (travail du sol, utilisation non réglementée des bandes riveraines par le bétail), l’extraction des ressources (mines de gravier, exploitation pétrolière et gazière), infrastructures civiles (construction de routes, de ponts ou de ports de plaisance), de modifications radicales du régime hydrologique habituel (drainage des terres humides, construction de barrages), la pollution des eaux ou des bandes riveraines, ou une utilisation excessive à des fins récréatives (véhicules tout–terrain) [Martens et Goossen, en préparation].

La plupart de l’habitat du Pluvier siffleur en Alberta se trouve dans des emplacements relativement peu peuplés et sans grande valeur d’utilisation pour les humains. Par conséquent, la destruction de l’habitat du Pluvier siffleur serait un événement rare dans cette province, et les activités de gestion seront généralement axées sur le maintien de la qualité de l’habitat plutôt que d’empêcher la destruction. Il faut néanmoins s’opposer vigoureusement à la destruction éventuelle de quelque habitat que ce soit, qu’il soit ou non désigné comme essentiel, si l’on veut atteindre les objectifs de rétablissement. L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta croit que si les mesures de « diligence raisonnable » échouent, il faudra établir des mesures de conformité pour contrer la destruction intentionnelle (par opposition à accessoire) de l’habitat essentiel qui en réduit le caractère convenable pour les Pluviers siffleurs pendant au moins une saison de reproduction.

4.3 Protection efficace de l’habitat essentiel

Une fois que l’habitat essentiel du Pluvier siffleur a été désigné comme tel dans un programme ou un plan d’action approuvé en vertu de la LEP, il incombe à la province de le « protéger efficacement » contre la destruction. Il existe trois moyens de protéger l’habitat essentiel sur les terres non fédérales (il n’y a aucun habitat connu du pluvier sur des terres fédérales en Alberta) : 1) les lois provinciales existantes; 2) les accords d’intendance rédigés selon une norme nationale; 3) un décret du Cabinet (fédéral) [Martens et Goossen, en préparation]. Puisque tout l’habitat essentiel du Pluvier siffleur en Alberta se trouve sur des lits et rives qui appartiennent à l’Alberta, la protection efficace de ces zones est déjà couverte en vertu de la Public Lands Act de l’Alberta. L’alinéa 54(1)e), qui stipule ce qui suit, est particulièrement important :

« Personne ne doit causer, permettre ou tolérer la perturbation d’une quelconque terre publique d’une manière qui peut entraîner ou qui risque d’entraîner des dommages au lit ou à la rive d’une rivière, d’un ruisseau, d’un cours d’eau, d’un lac ou de tout autre plan d’eau ou de terres dans les environs de cette terre publique. » [Traduction]

La Wildlife Act de l’Alberta offre également une protection de l’habitat du Pluvier siffleur par le truchement d’interdictions de destruction des nids et par la mise sur pied du sanctuaire d’oiseaux aquatiques du lac Muriel. Ce sanctuaire saisonnier, qui interdit l’accès au public entre le 1er mai et le 15 août, a été mis sur pied en 2002 pour protéger les zones importantes de nidification du Pluvier siffleur sur ce lac, lesquelles sont maintenant considérées comme habitat essentiel.

Dans la pratique, la protection des bandes riveraines contre les dommages ou la destruction doit prendre en compte la tenure et l’utilisation des zones sèches adjacentes. La majorité des zones sèches (23 sur 43) dans les quarts de section désignés comme habitat essentiel du Pluvier siffleur sont des terres publiques, mais certaines de ces terres font l’objet de conventions de location pour pâturage ou d’autres dispositions. En outre, certaines zones sèches sont en totalité (8 sur 43) ou partiellement (12 sur 43) sous propriété privée (annexe 3). Les utilisateurs de terres privées ont généralement un droit d’accès à l’habitat riverain adjacent en vertu de la Public Lands Act. Par conséquent, le maintien d’un habitat de haute qualité pour les Pluviers siffleurs exigera des propriétaires fonciers et des détenteurs de baux qu’ils appliquent des mesures d’intendance. Au cours des dernières années, en Alberta, on a eu recours avec succès à des accords de gestion coopérative (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005), et on continuera à s’en servir dans tous les secteurs de la province (essentiels ou autres) où l’on trouve des pluviers.

En plus de la Wildlife Act, de la Public Lands Act et de l’intendance coopérative avec des propriétaires fonciers et des détenteurs de baux, d’autres politiques, procédures, et activités de gestion entreprises en Alberta permettront de réduire au minimum la probabilité de destruction ou de dégradation de l’habitat du Pluvier siffleur dans la province. Il s’agit de l’utilisation d’avis de protection pour alerter les développeurs industriels et autres parties de la présence d’habitat du Pluvier siffleur, de lignes directrices en matière de limitation temporelles et de marges de recul pour le développement et autres activités ayant lieu à proximité de l’habitat des pluviers (Alberta Fish and Wildlife Division, 2001), et d’information et d’activités de sensibilisation destinées aux utilisateurs des plages afin de réduire au minimum la perturbation (p. ex. brochures, affichage d’interprétation et de mise en garde, présentations; voir la section 6.0 et Alberta Piping Plover Recovery Team [2005] pour obtenir davantage de détails).

5.0 BESOINS EN MATIèRE DE RECHERCHE

Annexe 1 - Table des matières

La biologie et l’écologie des Pluviers siffleurs sont relativement bien comprises et il n’est pas nécessaire d’effectuer d’autre recherche pour documenter davantage la biologie générale de l’espèce. Les initiatives de recherche contribuant au rétablissement et à la conservation des Pluviers siffleurs en Alberta devraient continuer à porter sur le suivi de la population et de l’habitat pour évaluer si l’on réussit à atteindre les buts de rétablissement fixés. Cela comprendra l’élaboration d’un système normalisé de classement de la qualité de l’habitat du Pluvier siffleur ainsi que des menaces afin de prioriser et d’évaluer quantitativement l’efficacité des activités de gestion. Les recherches devront également porter sur l’identification des prédateurs des nids de Pluviers siffleurs afin d’améliorer la conception et la mise en place des exclos de protection des nids et des autres outils d’amélioration de la productivité. De nombreuses activités entreprises pendant la mise en œuvre du présent plan comprendront certaines mesures de cueillette, d’analyse et d’interprétation de données afin de continuer à améliorer les techniques de gestion existantes.

6.0 INITIATIVES RéCENTES EN MATIèRE DE RéTABLISSEMENT ET DE CONSERVATION

Annexe 1 - Table des matières

Dans le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2002–2004, on donnait un aperçu des stratégies et des mesures de rétablissement nécessaires pour assurer le rétablissement et la conservation des Pluviers siffleurs en Alberta. Toutes les mesures de rétablissement indiquées dans le plan ont été mises en œuvre (voir Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Les principales initiatives prévues dans ce plan étaient, notamment :

  • examen et documentation de l’utilisation historique de l’habitat par les Pluviers siffleurs dans la province, par lac et par quart de section;
  • demande à la Division des terres publiques et des forêts de l’Alberta et au système de gestion des zones spéciales (Special Areas Management System) des avis de protection pour 135 quarts de section de terres publiques où l’on a observé des pluviers;
  • participation à de nombreuses recommandations concernant le développement industriel autour des lacs où se reproduisent les pluviers;
  • achèvement de plans de gestion pour les pluviers sur 30 lacs de la province;
  • communications personnelles avec au moins 74 propriétaires fonciers et villégiateurs sur 26 lacs habités par les pluviers;
  • achèvement de 15 projets d’amélioration de l’habitat sur 11 lacs; au total, sur une période de trois ans, 16 lacs ont fait partie de projets d’amélioration de l’habitat ou d’interprétation;
  • établissement d’un sanctuaire saisonnier pour prévenir les perturbations chez les pluviers sur le lac Muriel;
  • utilisation élargie d’exclos contre les prédateurs qui a permis d’augmenter le succès d’éclosion dans les nids de pluviers de plus du double;
  • achèvement d’un examen des techniques de gestion des prédateurs applicables aux pluviers de l’Alberta;
  • prestation de nombreuses présentations à des publics techniques et non technique sur les pluviers et leur gestion;
  • préparation et distribution d’un dossier d’information aux propriétaires fonciers;
  • achèvement de relevés des couples reproducteurs et des couvées sur 33 à 44 lacs chaque année, et découverte de nouvelles populations à cinq lacs de l’Alberta;
  • baguage de plus de 300 oisillons et compilation des observations d’oiseaux bagués sur les territoires de reproduction et les aires d’hivernage le long du golfe du Mexique;
  • compilation des données sur la productivité des pluviers recueillies depuis 1994; dépassement, selon les analyses, la production cible de 1,25 oisillon par couple par année durant les trois années de la mise en œuvre du plan;
  • obtention d’un financement de 597 500 $ en argent et en nature de la part de nombreux particuliers et organismes, ce qui surpasse légèrement le financement de 586 000 $ prévu au budget.

Et, fait plus important, ces activités ont permis d’atteindre ou de surpasser deux des trois buts de rétablissement prévus au plan. En particulier, ces activités ont permis de protéger en qualité et en quantité l’habitat des pluviers des impacts des activités anthropiques, ce qui a entraîné des taux de succès d’envol surpassant 1,25 oisillon par couple par année entre 2002 et 2004. Toutefois, le principal but du programme de rétablissement, soit l’obtention d’une population moyenne à long terme d’environ 300 Pluviers siffleurs bien répartis au sein de leur aire de répartition en Alberta, n’est pas encore atteint. On le considère comme une cible à long terme du programme de rétablissement qui exigera un travail soutenu pour y arriver puis une gestion continue pour le maintenir (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005).

7.0 PROGRAMME DE RéTABLISSEMENT

Annexe 1 - Table des matières

7.1 Caractère réalisable du rétablissement sur le plan biologique et technique

En vertu de la Loi sur les espèces en péril, on considère que les espèces peuvent faire l’objet d’un rétablissement lorsque tous les critères suivants s’appliquent (anonyme, 2005) : (1) il existe des individus capables de reproduction; (2) il y a suffisamment d’habitat pour assurer la survie de la population, ou tel habitat peut être rendu disponible par l’aménagement ou la remise en état; (3) les menaces pour l’espèce peuvent être atténuées; (4) les techniques de rétablissement nécessaires existent et leur efficacité est démontrée.

L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta est d’avis que toutes les conditions nécessaires au caractère réalisable du rétablissement sont réunies. La population de Pluviers siffleurs en Alberta semble pouvoir bénéficier de suffisamment d’habitat pour se reproduire, bien qu’il soit possible que la qualité de cet habitat se soit détériorée au cours des dernières décennies en raison de l’accroissement des populations de prédateurs, de l’utilisation des bandes riveraines à des fins récréatives, de la sécheresse et d’autres menaces (Prescott, 2004). Par conséquent, la production naturelle est probablement moins élevée que nécessaire pour maintenir la population. Cependant, les récentes initiatives de gestion en Alberta ont permis d’améliorer la qualité de l’habitat dans de nombreux endroits et ont assuré la disponibilité à long terme d’un habitat de haute qualité grâce à l’établissement de sanctuaires, la conclusion d’accords de coopération en matière d’intendance avec des propriétaires fonciers et des détenteurs de baux, et par l’intermédiaire d’activités de sensibilisation et d’éducation. De plus, la protection des nids au moyens d’exclos contre les prédateurs a permis d’améliorer grandement le succès de nidification à point tel que l’on a atteint et même surpassé les buts de productivité fixés et que le rétablissement de la population soit théoriquement probable (Alberta Piping Plover Recovery Team, 2005). Ces réussites ont eu lieu malgré un financement relativement modeste, à des niveaux qui devraient être viables à l’avenir. La sensibilité et le soutien accrus envers les initiatives de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta commandent un certain optimisme concernant la possibilité de rétablissement de la population en Alberta.

Il est important de reconnaître que l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta ou que le présent plan de rétablissement n’a aucun contrôle sur de nombreux facteurs ayant une incidence sur le rétablissement. Par exemple, la nature migratrice du Pluvier siffleur ainsi que les exigences relatives à son cycle vital à l’échelle internationale sous–entendent que les politiques et mesures de nombreux gouvernements et secteurs d’activités industrielles ailleurs sur la planète auront une incidence sur le succès des initiatives de rétablissement entreprises en Alberta. En outre, il est impossible de contrôler les effets de la sécheresse sur la disponibilité de l’habitat, ainsi que la densité des populations de prédateurs. C’est pourquoi l’on s’attend à devoir prévoir des mesures de gestion à long terme dans la province pour s’assurer que le but de rétablissement est atteint et que la population de l’Alberta demeure à un niveau viable. Fort heureusement, l’émigration des Pluviers siffleurs hors de l’Alberta est relativement faible et par conséquent, les initiatives de conservation et le financement ciblant le rétablissement et la conservation des pluviers en Alberta profitent directement à la population de l’Alberta.

7.2 Principes directeurs

Le rétablissement et la gestion du Pluvier siffleur en Alberta seront guidés par les principes suivants :

  • Le rétablissement du Pluvier siffleur est à la fois possible et souhaitable.
  • La perte d’habitat et d’individus est inacceptable.
  • Il est essentiel d’établir une approche coopérative avec les propriétaires fonciers, les secteurs d’activités industrielles et les autres organismes. Cela comprend des mesures d’intendance partagée, une utilisation des terres compatible et un engagement local envers les initiatives de gestion.
  • Les mesures de gestion feront appel à des outils qui apporteront les bienfaits les plus immédiats aux Pluviers siffleurs et qui seront fondés sur la meilleure information disponible. Cependant, la mise en œuvre ne sera pas retardée en raison du manque d’information spécifique à l’appui.
  • Les propriétaires fonciers et les titulaires de domaine à bail ne seront pas indûment touchés par les coûts associés au maintien ou à la mise en valeur de l’habitat du Pluvier siffleur ni aux autres mesures de rétablissement.
  • Les activités se limiteront à un petit nombre de mesures efficaces et réalisables.
  • Les mesures de rétablissement suivront une approche de gestion qui soit écosystémique (holistique).
  • Les activités de gestion de la prédation seront accomplies de manière passive (dissuasion).
  • Le processus de rétablissement sera guidé par le concept de gestion adaptative, par lequel les mesures de rétablissement sont évaluées et revues, au besoin, dans le but d’en améliorer l’issue.

7.3 But du rétablissement

Le but de rétablissement de l’Alberta est d’obtenir une population moyenne à long terme de 300 Pluviers siffleurs bien répartis au sein de leur aire de répartition historique dans la province. Ce but est cohérent avec le Plan national de rétablissement du Pluvier siffleur (Goossen et al., 2002), le programme national de rétablissement du Pluvier siffleur (Martens et Goossen, en préparation).), et les directives contenues dans la déclaration de mesures de conservation initiales du ministre.

7.4 Objectifs du rétablissement

On atteindra le but du rétablissement en satisfaisant à plusieurs objectifs :

  1. Réduire les impacts anthropiques sur la quantité et la qualité d’habitat du Pluvier siffleur.
  2. Utiliser toutes les techniques de gestion possibles pour obtenir un taux d’envol médian supérieur à 1,25 oisillon par couple par année dans la province.
  3. Sensibiliser davantage le public aux Pluviers siffleurs et aux mesures de gestion afférentes en Alberta.
  4. Surveiller l’évolution des mesures de gestion passées et actuelles dans la province.

7.5 Stratégies pour réaliser le rétablissement

Le but est les objectifs contenus dans le Plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta, 2005–2010 seront réalisés grâce à la mise en œuvre de six stratégies distinctes, qui seront appliquées concurremment au cours de la période de cinq ans. Dans la mesure du possible, ces stratégies, ainsi que les mesures qui leur sont associées, seront intégrées à celles d’autres initiatives de rétablissement d’espèces en péril dans la province, et aux initiatives de gestion du Pluvier siffleur relevant d’autres compétences au Canada et aux états–Unis. Ces stratégies sont les suivantes :

Gestion et protection de l’habitat – Toutes les mesures liées à l’évaluation et à l’amélioration de la qualité et de la sécurité de l’l’habitat de reproduction du Pluvier siffleur en Alberta. On mettra un accent particulier sur la gestion et la protection des sites qui satisfont aux critères d’« habitat essentiel » en Alberta (voir section 4.0) On se servira dans la mesure du possible des mesures législatives, des outils, des politiques et des processus existants qui s’appliquent à la protection de l’habitat en Alberta.

Amélioration de la productivité – Toutes les activités liées à la réduction de la déprédation des œufs de Pluviers siffleurs, des oisillons et des adultes. La prévention de la perte des nids sera la principale activité de cette stratégie, car on a élaboré des outils simples et efficaces pour contrer le taux élevé de prédation dans les nids en Alberta.

Information et sensibilisation – Toutes les mesures visant à transmettre de l’information aux propriétaires fonciers ou titulaires de domaine à bail, aux groupes industriels, aux partenaires du rétablissement et au public, et à les sensibiliser sur la conservation et la gestion des Pluviers siffleurs en Alberta. On s’efforcera particulièrement de prévenir la dégradation ou la perte d’habitat, d’accroître la sensibilisation aux questions de conservation liées aux Pluviers siffleurs, de s’assurer que les intervenants sont informés des initiatives locales de rétablissement et des résultats obtenus, et d’obtenir du soutien et une participation relativement aux activités de gestion.

Suivi des populations et recherche – Toutes les activités liées au suivi de la taille et de la répartition de la population, du succès de reproduction, ainsi que des menaces qui pèsent sur l’habitat du Pluvier siffleur en Alberta et de la condition de l’habitat. Ces activités permettront de s’assurer que les mesures de gestion seront appliquées efficacement aux endroits et aux moments où elles sont les plus nécessaires.

Gestion et administration du plan – Toutes les activités liées au fonctionnement de l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta et à la mise en œuvre du plan de rétablissement du Pluvier siffleur en Alberta. L’un des éléments clés de cette stratégie consiste à établir des liens avec d’autres initiatives provinciales, nationales et internationales qui profiteront à la conservation du Pluvier siffleur en Alberta.

Acquisition de ressources – Toutes les mesures liées au financement et aux autres ressources requises pour soutenir les activités de gestion détaillées dans le présent plan.

8.0 PLAN D’ACTION

Annexe 1 - Table des matières

Les mesures de rétablissement présentées ci–dessous constituent le fondement d’un plan quinquennal destiné à réaliser le but de rétablissement en Alberta.

8.1 Gestion et protection de l’habitat

  1. Déterminer le régime de propriété (publique ou privée) de tous les sites nouvellement découverts des pluviers sur une base annuelle. Si la terre est une terre publique, on présentera une demande d’avis de protection à la Division des terres publiques et des forêts de l’Alberta ou au bureau responsable des zones spéciales (Special Areas Board). Si la terre est privée, on communiquera avec le propriétaire foncier relativement à la gestion des pluviers qui y sont situés.
  2. Conserver au dirigeant de l’équipe de rétablissement la fonction de personne–ressource dans le système de recommandation au secteur industriel concernant les activités industrielles qui touchent l’habitat des lacs abritant des pluviers.
  3. Continuer de chercher les occasions d’accords de coopération (et négocier de tels accords) avec les propriétaires fonciers ou titulaires de domaine à bail afin d’atténuer les menaces qui pèsent sur l’habitat.
  4. Mettre en œuvre les mesures d’amélioration de l’habitat précisées dans les accords de coopération, l’organisme responsable devant être déterminé au cas par cas. 
  5. évaluer chaque année la qualité de l’habitat, les menaces et les possibilités de gestion sur tous les lacs abritant des pluviers, en se concentrant sur les endroits désignés comme « habitat essentiel » au titre de la Loi sur les espèces en péril.
  6. évaluer chaque année la qualité de l’habitat et les menaces dans tous les endroits où des activités de gestion ont été entreprises antérieurement pour évaluer l’efficacité de ces activités.

8.2 Amélioration de la productivité

  1. Mettre en œuvre annuellement le projet d’exclos contre les prédateurs sur le plus grand nombre de lacs possible, selon le personnel et le financement disponibles.
  2. Utiliser et élargir, là où c’est possible, les mesures particulières de dissuasion des prédateurs recommandées par Schmelzeisen et al. (2004) afin d’accroître la productivité et la survie des Pluviers siffleurs.
  3. Produire et distribuer aux bailleurs de fonds, aux intervenants et autres parties intéressées un rapport annuel sur les activités d’amélioration de la productivité.

8.3 Information et sensibilisation

  1. Fournir de l’information à des publics techniques et non techniques sur les questions touchant les pluviers au moyen de présentations, d’affichage et autres moyens de communication.
  2. Maintenir chaque année la communication avec tous les propriétaires fonciers, les villégiateurs, le secteur industriel et les autres utilisateurs des terres qui ont collaboré à la gestion du Pluvier siffleur.
  3. Produire et distribuer un bulletin annuel à l’intention des collaborateurs, des partenaires financiers et autres particuliers et organismes.

8.4 Suivi des populations et recherche

  1. Effectuer des relevés annuels des adultes et des couvées sur un ensemble d’au moins 25 lacs chaque année en fonction des cycles de l’eau et de la disponibilité de l’habitat. Tous les lacs désignés comme étant « habitat essentiel » en vertu de la Loi sur les espèces en péril seront visités.
  2. Coordonner le recensement international du Pluvier siffleur de 2006 et y participer.
  3. Effectuer un inventaire aérien de l’habitat du Pluvier siffleur en Alberta au printemps de 2006 afin d’orienter les activités pendant le recensement international. Les inventaires aériens doivent être effectués au cours d’autres années lorsque les conditions de l’eau présentent des modifications importantes.
  4. élaborer un système objectif de classement de la qualité de l’habitat et des menaces afin d’établir des priorités de gestion et de vérifier l’efficacité des mesures de gestion déjà mises en œuvre.
  5. Déterminer, grâce à l’imagerie numérique à distance, les prédateurs particuliers des nids de Pluviers siffleurs et des jeunes afin d’améliorer les techniques de gestion utilisées pour améliorer la productivité.
  6. Continuer le baguage opportuniste, la capture des adultes bagués et la compilation des données d’observation des oiseaux bagués.
  7. Collaborer avec les initiatives provinciales, nationales et internationales qui fourniront de l’information afin de mieux gérer les Pluviers siffleurs en Alberta.

8.5 Gestion et administration du plan

  1. Réunir l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta au moins une fois chaque année et faire circuler les résultats de ces réunions aux personnes intéressées.
  2. Faire le suivi et évaluer l’avancement des mesures du plan de rétablissement et élaborer de nouvelles stratégies et mesures de gestion au besoin.
  3. Faire la liaison avec l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur des Prairies et d’autres initiatives de conservation provinciales, multi–provinciales ou internationales et les administrations municipales afin d’assurer la continuité et la circulation de l’information entre les organismes.
  4. Saisir les données accumulées sur les Pluviers siffleurs dans le système Fisheries and Wildlife Management Information System (FWMIS) et d’autres bases de données centralisées à la suite de chaque saison sur le terrain.
  5. Préparer et distribuer un rapport annuel sur les activités prévues au plan de rétablissement.

8.6 Acquisition de ressources

  1. Communiquer avec les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux et les partenaires industriels pour qu’ils participent aux initiatives de rétablissement du Pluvier siffleur ou au financement de ces initiatives.
  2. Engager et former le personnel saisonnier à participer aux programmes annuels sur le terrain et fournir la formation et l’orientation au personnel des organismes qui coopèrent (gouvernementaux et non gouvernementaux) lorsque l’occasion se présente.

9.0 CALENDRIER ET COÛTS DE MISE EN ŒUVRE

Annexe 1 - Table des matières

Le tableau suivant présente un échéancier ainsi que les coûts estimatifs (direct et « en nature ») relatifs à la mise en œuvre des activités détaillées à la section 8.0. On prévoit qu’une diversité d’organismes participeront au financement et à la mise en œuvre de ces activités. Les coûts des activités faisant partie du fonctionnement quotidien des organismes mentionnés ne sont pas présentés ici (*).

CALENDRIER DE MISE EN OEUVRE ET COÛTS
Section
du plan
de rétablis
– sement
MesureOrga–
nisme
respon–
sable
Coût (milliers / année)Total
   2005–062006–072007–082008–092009–10 
8.1Gestion et protection de l’habitat       
1.Avis / communications avec les propriétaires fonciers1,23333315
2.Liaison, système de recommandations au secteur industriel1******
3.Accords de coopération2101010101050
4.Mise en œuvre d’améliorations de l’habitat1,25050505050250
5.Suivi de l’habitat essentiel1,23333315
6.Suivi de l’habitat géré1,23333315
   6969696969345
8.2Amélioration de la productivité       
1.Projet d’exclos contre les prédateurs24040404040200
2.Mesures de dissuasion des prédateurs22222210
3.Rapport annuel12222210
   4444444444220
8.3Information et sensibilisation       
1.Présentations1,2******
2.Communications avec les collaborateurs23333315
3.Bulletin annuel12222210
   5555525
8.4Suivi des populations et recherche       
1.Suivi des populations1,22525252525125
2.Recensement international1010   10
3.Relevés aériens1511119
4.Système de classement de l’habitat1,22    2
5.Surveillance des prédateurs à distance1,215***6
6.Baguage1,2******
7.Collaboration à d’autres initiativesTous******
   3341262626152
8.5Gestion et administration du plan       
1.Réunion annuelle de l’équipe de rétablissementTous111115
2.évaluation des mesures de rétablissementTous******
3.Liaison avec d’autres initiatives touchant le Pluvier siffleur1******
4.Gestion de la base de données14444420
5.Rapport annuel1111115
 Coordination d’ensemble1181818181890
   2424242424120
8.6Acquisition de ressources       
1.Obtention de financement1,25555525
2.Formation du personnel1,22222210
   7777735
 TOTAL 182190175175175897

1 Alberta Fish and Wildlife Division, 2 Alberta Conservation Association

10.0 CONSIDéRATIONS DE NATURE SOCIOéCONOMIQUE

Annexe 1 - Table des matières

L’un des principes directeurs de l’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta veut que les propriétaires fonciers et les titulaires de domaine à bail ne soient pas touchés indûment par les coûts associés à la mise en œuvre du plan (voir section 7.2). Toutefois, les coûts éventuels pour les propriétaires fonciers et les développeurs industriels pourraient comprendre des restrictions occasionnelles des activités d’utilisation des terres ou des restrictions temporelles de ces activités. Les restrictions de l’utilisation ou des restrictions temporelles des bandes riveraines à des fins récréatives pourraient toucher les villégiateurs ou les touristes, mais il est peu probable qu’il soit nécessaire de restreindre complètement l’accès aux plages. Un avantage économique potentiel pour les titulaires de domaine à bail et les propriétaires fonciers est une augmentation de la productivité de leurs terres, par exemple pour le pâturage, à la suite d’activités de gestion de l’habitat visant à améliorer l’habitat pour les Pluviers siffleurs. De plus, la conservation et l’intendance de l’habitat des rives des lacs pour les Pluviers siffleurs profiteront à diverses autres espèces sauvages et pourrait accroître la biodiversité dans ces endroits.

Comme l’intérêt public pour les Pluviers siffleurs est considérable, c’est donc une espèce de choix pour accroître la sensibilisation du public et le soutien envers la conservation d’autres espèces sauvages en péril et d’autres habitats d’espèces sauvages. Les ornithologues amateurs considèrent que les pluviers sont une espèce prioritaire (Goossen et al., 2002). L’observation des oiseaux à des fins récréatives est une activité prisée socialement qui offre également un potentiel écotouristique intéressant du point de vue économique.

11.0 EXAMEN DU PLAN ET MODIFICATIONS

Annexe 1 - Table des matières

La durée de vie du présent plan est de cinq ans. L’équipe de rétablissement du Pluvier siffleur de l’Alberta effectuera un examen annuel du plan afin de faire un suivi de la mise en œuvre du plan et de vérifier l’efficacité des mesures de rétablissement. Un rapport sur les résultats de ces examens sera présenté chaque année au directeur de la Gestion de la faune. Les plans d’action de rétablissement sont considérés comme des documents « évolutifs » et les mesures de rétablissement peuvent être modifiées au cours de ces examens, à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles, que les conditions changent ou que les circonstances le justifient. à la fin des cinq ans, l’équipe de rétablissement se réunira de nouveau afin d’établir si d’autres modifications sont nécessaires, avant le renouvellement du plan pour une autre période de cinq ans. L’équipe peut décider que le plan de rétablissement existant est adéquat, ou au contraire qu’il faut y apporter des révisions.

12.0 RéFéRENCES

Annexe 1 - Table des matières

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13.0 ANNEXES

Annexe 1 - Table des matières

Annexe 1 : Plans d’eau de l’Alberta ayant abrité des Pluviers siffleurs (voir la carte de l’annexe 2). Sources : Wershler et Wallis (1986), Hofman (1994), Bjorge (1997), Prescott (1997), Goossen et al. (2000), Prescott (2001b), Engley (2001), Engley et Schmelzeisen (2002), Schmelzeisen et Engley (2003), Engley et al. (2004).
No de cartePlan d’eau 1Nombre d’années
de relevés
Nombre d’années
de présence
Taille de la
population
Confir-
mation de la
reproduction
Latitude
(°N)
Longitude
(°O)
1Akasu962–10O53,50111,02
2Albert522–6O53,17110,45
3Baxter12102–8O52,94110,73
4Beaverhill17151–13O53,45112,53
5Birch12112–14O53,32111,59
6Bittern522O53,05113,08
7Réservoir Blood Indian111N51,25111,22
8Border112O52,62110,72
9Rivière Bow / parc prov. Carseland117N50,83113,43
10Buffalo1491–20O52,45112,90
11Chain « #1 » (Pearl)951–4O51,77112,10
12Chain « #3 » (Clear)741–2O51,79112,13
13Chain « #4 »19191–24O51,80112,15
14Chain « #6 »412O51,84112,18
15Chappice22151–17O50,15110,35
16Chestermere311N51,03113,82
17Cipher15151–4O52,68110,10
18Clark118O52,27110,75
19Cochrane311N51,25114,48
20Dalemead112N50,92113,62
21Dawson111N51,13113,40
22Dillberry513N52,58110,00
23Dowling20202–58O51,73112,01
24Eagle311N51,00113,32
25« Foster »1072–6O52,23110,55
26Frank423O50,57113,72
27Frog443–9O53,92110,33
28Gillespie612N52,42110,18
29Gooseberry12101–9O52,12110,73
30Goosequill722O52,05113,15
31« Greenlee »861–4O52,22110,48
32Gull541–6N52,57114,00
33Handhills20202–82O51,49112,12
34Hansman431–6O52,39110,39
35Hattie211N52,98111,57
36Horseshoe852–8O52,36110,74
37« Janet »311N51,02113,87
38« Junction »412O53,45111,75
39Keho861–4O49,95112,98
40Killarney16141–48O52,58110,10
41Leane1051–2O52,56110,07
42Lesser Slave311N55,45115,45
43Little Fish22171–48O51,37112,22
44Long211N51,22113,42
45Lowden61non connueN52,15112,70
46McDonald622–3N51,20113,94
47McGregor521–2O50,42112,87
48« McLaren »441–5O52,29110,68
49« Metiskow »17131–8O52,40110,63
50Miquelon « #1 »311N53,21112,83
51Miquelon « #2 »733–7O53,28112,84
52Miquelon « #3 »631–4O53,26112,92
53Muriel10102–38O54,13110,70
54Namaka932–3O50,93113,22
55« Neutral Hills A »522–12O52,06110,93
56« Neutral Hills B1 »422–4O52,09110,94
57« Neutral Hills B2 »511N52,10110,97
58« Neutral Hills C1 »435–6O52,13110,93
59« Neutral Hills C2 »313N52,13110,97
60Newell531–3N50,43111,92
61Oliver312N53,28113,02
62Pakowki111N49,33110,95
63« Piper »12102–15O52,33110,63
64Plain4113O53,61111,70
65Plover516N51,48111,38
66Red Deer762–10O52,70113,05
67Reesor311N49,67110,10
68« Rider »15101–17O52,52112,77
69Baie Rockeling1592–30O52,57112,82
70Sam841–6O50,15110,25
71Sounding751–18O52,13110,48
72South Cooking112N53,42113,07
73Spiers971–12O51,92112,23
74Réservoir St. Mary322–3N49,33113,18
75Stirling111N49,53112,58
76Sunken14132–8O52,38110,65
77Sans nom (est du lac Bruce)111N51,22113,43
78Sans nom (près de Keoma)111N51,23113,58
79Sans nom (près de Water Valley)111N51,50114,60
80Sans nom (est de Sheperd)111N50,96113,85
81Sans nom (sud–est du lac Sam)411N50,13110,25
82West222–3O52,23110,73
83« West » Reflex212112–69O52,67110,00
84Whitewater211N52,87111,78
85Whitford211N53,87112,25

1 Les noms des plans d’eau qui ne sont pas désignés par le Comité permanent canadien des noms géographiques sont considérés comme étant des noms non officiels et sont indiqués ci–dessus entre guillemets.

Annexe 1 - Table des matières

Annexe 2 : Carte des plans d’eau où l’on a observé des Pluviers siffleurs en Alberta. Voir les détails à l’annexe 1.

Carte des plans d’eau où l’on a observé des Pluviers siffleurs en Alberta

Annexe 1 - Table des matières

Annexe 3 : Segments d’habitat essentiel sur 13 lacs identifiés comme comportant de l’habitat essentiel en Alberta (voir les critères à la section 4.1). Les segments sont des endroits de bandes riveraines situés entre la ligne des eaux et la ligne des hautes eaux ordinaires, et sont définis au niveau du quart de section. Les emplacements précis ne sont pas indiqués afin de réduire les perturbations chez les pluviers et de préserver l’anonymat des propriétaires fonciers dont les terres sont adjacentes.
LacSegmentPropriété de la bande riverainePropriété des zones sèches
AkasuAPubliquePublique
BaxterAPubliquePrivée
BirchAPubliquePublique
 BPubliquePublique
 CPubliquePrivée
« Chain #4 »APubliquePublique
 BPubliquePublique
DowlingAPubliquePublique
 BPubliquePublique
 CPubliquePrivée
 DPubliquePrivée
 EPubliquePublique
 FPubliquePublique/privée
 GPubliquePublique/privée
 HPubliquePrivée
 IPubliquePublique/privée
 JPubliquePublique/privée
HandhillsAPubliquePublique/privée
 BPubliquePrivée
 CPubliquePublique
 DPubliquePrivée
 EPubliquePublique/privée
KillarneyAPubliquePublique
 BPubliquePublique
 CPubliquePublique/privée
 DPubliquePublique
 EPubliquePublique
Little FishAPubliquePublique
 BPubliquePublique
 CPubliquePublique
 DPubliquePublique
MurielAPubliquePublique
 BPubliquePublique/privée
 CPubliquePublique
PiperAPubliquePublique/privée
 BPubliquePublique/privée
Red DeerAPubliquePublique
 BPubliquePublique
SunkenAPubliquePublique/privée
« West » ReflexAPubliquePrivée
 BPubliquePublique
 CPubliquePublique/privée
 DPubliquePublique

Annexe 1 - Table des matières

Liste des titres des documents de la série de plans de rétablissement des espèces en péril de l’Alberta (en date du mois de mars 2006)

No 1     Maintenance and Recovery Plan for Western Blue Flag (Iris missouriensis) in Canada. (2002)

No 2     Alberta Piping Plover Recovery Plan 2002–2004. (2002)

No 3     Alberta Peregrine Falcon Recovery Plan 2004–2010. (2005)

No 4     Alberta Woodland Caribou Recovery Plan 2004/05–2013/14. (2005)

No 5.    Recovery Plan for Ord’s Kangaroo Rat in Alberta. (2005)

No 6     Recovery Plan for Burrowing Owl in Alberta. (2005)

No 7     Alberta Northern Leopard Frog Recovery Plan 2005–2010. (2005)

No 8     Alberta Greater Sage–Grouse Recovery Plan. (2005)

No 9     Maintenance and Recovery Plan for Western Spiderwort in Alberta 2005–2010. (2005)

No 10   Alberta Piping Plover Recovery Plan 2005–2010. (2006)